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Dans le rétro

      • Un p'tit Tour en Limousin

      • Retour sur quelques grandes années de ce célèbre Tour du Limousin...
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      • 2008 : Hinault, 31 ans après Hinault

         

        Par deux fois le quintuple vainqueur du Tour de France, Bernard Hinault s’est imposé sur les routes du Limousin (1976 et 1977). Comme un clin d’œil à l’histoire, alors qu’on fête le 40ème anniversaire de la création du Tour du Limousin, un autre Hinault s’impose, Sébastien. Sans lien de parenté, ils n’ont de commun que leur patronyme… et désormais le Tour du Limousin !

         

        2005 : Le « Joly » coup de Sébastien !

         

        Du premier au dernier jour, le français Sébastien Joly et son équipe du Crédit Agricole se sont rendus maîtres de la 38ème édition du Tour du Limousin. Un deuxième succès consécutif pour la formation dirigée sur l’épreuve par Michel Laurent, après la victoire de Pierrick Fédrigo en 2004.

        Dans une première étape courue sous un soleil de plomb, l’ardéchois Sébastien Joly s’imposa en solitaire à Saint-Vaury. Premier attaquant de la journée, le coureur de l’équipe Crédit Agricole emmena dans son sillage Jérémy Roy et Yoann Le Boulanger.

         

        1995 : Un russe en terre limousine

         

        Après le passage du Tour de France en juillet, l’engouement populaire pour la petite reine s’empare à nouveau de la région. Les coureurs de l’ancien bloc soviétique sont à l’honneur dans cette 28ème édition du Tour du Limousin. Le russe naturalisé belge, Andreï Tchmil, mène la course de bout en bout, devant un jeune allemand, Jan Ullrich.

         

        1976 : l'avènement du "blaireau"

         

        Bernard Hinault n’était alors qu’à l’aube d’une fulgurante carrière. Pour les Limousins, c’était pourtant une découverte…

        Ce Tour du Limousin 1976 débutait par un prologue : 2km contre la montre à Saint-Yrieix. Deuxième, lors de l’édition précédente derrière Françis Campaner, on attendait une revanche de Raymond Poulidor. Las, le champion préféré de bien des Français, terminait à la 9e place. Mais, en aucun cas, cette ‘’perf’’ de ‘’Poupou’’ n’altérait un dessein de victoire.

         

        Le succès à l’issue de ce premier chrono revenait à Jacques Bossis, dirigé alors par Cyrille Guimard, dans la formation Gitane. Une équipe dans laquelle figurait notamment le jeune Bernard Hinault… Un jeune loup aux dents acérées, la suite allait le prouver.

         

        Et pourtant, la copie du coureur d’Yffiniac (Côtes d’Armor) dans ce prologue arédien était plus que médiocre puisqu’il terminait à une piteuse avant-dernière place. Lui qui a gagné à quatre reprises le Grand Prix des Nations (1977, 1979, 1982, 1984), c’était plutôt surprenant ! Qu’à cela ne tienne, le lendemain, le ‘’Blaireau’’ allait remettre les pendules à l’heure lors de l’étape se terminant au sommet du Maupuy, à Guéret. Accompagné de Jean Chassang (qui allait devenir l’un de ses plus fidèles lieutenants), Bernard Hinault effectuait une ascension record du géant guérétois, lâchant, pour l’anecdote, son fidèle compagnon dans la montée.

        Raymond Poulidor et Bernard Thévenet, eux, accusaient un passif de 13 minutes ! Ce ne fut pourtant faute d’avoir tout tenté de la part de ‘’Poupou’’ pour réduire son retard. Hélas, il ne reçut aucun ‘’coup de main’’ des coureurs qui l’accompagnaient. Bref, du genre rédhibitoire un tel retard. Toutefois, Bernard Thévenet, lauréat du Tour de France à deux reprises, 1975 et 1977, fit honneur à son rang, se fendant d’une victoire de prestige à Saint-Junien, lors de la troisième et dernière étape. La bande à Guimard avait bel et bien gagné, et haut la main !

         

        Jacques LAPELLEGERIE

        Pour en savoir plus, le site officiel du Tour du Limousin