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Dans le rétro
      • Kenavo Michel Nedelec !

      • Ce mercredi, ses amis lui ont rendu un dernier hommage... Découvrez le bel article de Jean-Emmanuel Ducoin, diffusé ce même jour dans le journale "L'Humanité". Nul ignore en effet que le vainqueur de Bordeaux-Paris 64 était un proche du PC.
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      • Cliquez ici pour lire l'article sur le site de l'Huma !

        Mort de l’ancien cycliste Michel Nédélec

        Disparition . Grand ami de l’Humanité, l’ancien équipier de Tom Simpson présida l’Union nationale des coureurs professionnels.

        Sa grandeur longiligne offrait à sa silhouette l’allure triomphale des coureurs professionnels éternels et, par-delà les âges, quand il vous serrait la main après une longue attente, reprenant la discussion où nous l’avions laissée sur cette nécessaire « vélorution » à enclencher, c’était comme si le temps n’avait pas oeuvré entre nous. L’ancien cycliste professionnel Michel Nédélec s’est éteint, à l’âge de soixante-neuf ans, dans son Finistère, emportant avec lui la discrète renommée d’un homme fidèle à ses convictions. Grand ami de l’Humanité depuis toujours, communiste de la première heure, il fut dans les années soixante, au sein de l’équipe Peugeot, le coéquipier rigoureux mais lucide d’un certain Tom Simpson, mort dans le Ventoux en 1967, dont il parlait souvent avec l’émotion de ceux qui savent le prix d’une vie sacrifiée.

        Tellement cycliste qu’il en était breton, Michel Nédélec, originaire de Plougastel-Daoulas, avait accroché à son palmarès un Bordeaux-Paris de légende, en 1964, après une échappée de plus de 200 kilomètres. Raccrochant le vélo, il fut directeur sportif de l’équipe Saint-Étienne-Pélussin dans les années quatre-vingt, présida l’Union nationale des coureurs professionnels (UNCP) et participa longtemps à l’organisation du Ruban Granitier Breton (tour de Bretagne) dont il clamait la fierté. L’annonce de sa disparition plonge la petite reine dans le deuil : Michel incarnait, en effet, une certaine idée du cyclisme, lui l’inlassable artisan d’une vision sociale et citoyenne du sport. Membre du PCF toute sa vie, ami de notre ex-directeur Roland Leroy, il avait co-imaginé au début des années quatre-vingt-dix la possibilité d’une course Paris-Moscou, hélas avortée… Notre ancien journaliste Émile Besson s’exclamait hier : « Mon Dieu, je l’ai eu au téléphone il y a dix jours. Il était révolté par la situation politique… »

        Que tous ses proches et ceux qui l’ont aimé trouvent ici, par ces quelques mots, l’expression d’une amitié jamais démentie.

        Jean-Emmanuel Ducoin