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Interview
      • Blévin en toute clarté !

          • La déception semble passée pour le patron de Bretagne-Schuller. Joël Blévin a reçu le soutien de ses partenaires et l'avenir semble assuré. Reste maintenant à dénicher un gros sponsor qui permettra de garder des champions en fin de contrat et de recruter. Blévin nous dit tout !

            Notre photo : la joie de Joël Blévin à l'issue dela victoire d'Eric Berthou sur la Val d'Ille 2012.
          •  Votre décision est prise, vous restez à la tête de l’équipe ?

            «C’est pas ce que j’ai dit... D’abord ce qui est l’essentiel, c’est le devenir de l’équipe ! Vous avez vu que la région a confirmé qu’ils étaient contents des résultats de l’équipe, qu’ils étaient d’accords avec mes positions et qu’ils entendaient continuer et c’est vraiment cela qui me semble important ! Après, les problèmes de personnes, ça l’est moins...»

            Donc vous restez ?

            «J’aime cette équipe, j’y ai mis beaucoup de moi-même. J’avais dit que j’assurerai les affaires courantes jusqu’à la fin juin. Le conseil de surveillance qui intervenait pour la première fois de façon aussi directive et son Président Jean-Yves Le Drian m’ont demandé non pas d’assurer jusqu’en juin mais de rester Président et manageur général de l’équipe. J’ai accepté mais je vais rencontrer le Président Le Drian dans les jours qui viennent pour envisager l’avenir de l’équipe.»

            Ce qui veut donc dire que vous allez rester !

            «L’évolution, c’est que je ne refuse pas de partir dans un projet que l’on déterminera avec la Région puisque la Région et ses responsables ont annoncé qu’ils souhaitaient poursuivre l’aventure en 2e division.»

            Quid des coureurs ?

            «Nous sommes tout de même aujourd’hui dans un problème un peu particulier puisqu’aucun coureur n’a de contrat avec nous après le 31 décembre 2012. Il faut donc que je rencontre Jean-Yves Le Drian : poursuivre en D2, c’est l’idéal mais encore faudrait-il que nous en ayons les moyens !»

            En fin de saison, des coureurs qui ont évolué et qui ont gagné des courses vous demanderont de meilleurs salaires !

            «Oui, ça me parait évident et comme aujourd’hui nous n’avons pas fait signer de coureurs, il y aura fatalement négociation et elle sera forcément plus tendue avec ceux qui gagnent des courses. C’est logique et c’est tant mieux ! Aujourd’hui, nos résultats sont bons et je vois bien des équipes qui tournent autour de nos coureurs.

            Mais encore une fois, ce qui compte, c’est que nous soyons totalement en phase avec le Président le Drian et dans le mois qui vient, nous devrons prendre des décisions pour l’avenir. On continue à travailler sereinement !»

            Et le groupe Schuller dont vous êtes l’un des hauts dirigeants : il poursuit à vos côtés ?

            «Je ne peux pas me prononcer encore mais il est certain que le groupe Schuller est très déçu par la non-participation au Tour de France. Il est engagé avec nous jusqu’à la fin de la saison.»

            Il va donc quitter l’équipe...

            «Je ne sais pas... Michel Schuller et Jean-Yves Le Drian vont se rencontrer. Mais encore une fois, à la base de l’équipe, il y a la région qui a annoncé qu’elle poursuivrait à nos côtés.»

            On vous a senti un peu seul parfois à la tête de cette équipe !

            «Je me sens effectivement moins seul après cette intervention du conseil de surveillance ! Il est beaucoup plus à nos côtés alors que jusqu’à présent, il était passif.»

            Vous avez très logiquement et fort rapidement adhéré à la marque Bretagne... Pourtant, nous n’avons pas l’impression qu’il existe de liens de entre votre équipe et cette marque ?

            «Je crois que le vélo est tout de même un bon vecteur de communication. Malheureusement, nous avons jusqu’à présent rien fait avec la marque Bretagne. Compte tenu de nos résultats, de l’image forte que nous véhiculons, compte tenu de l’investissement de la Région, j’espère que la marque Bretagne nous accompagnera un peu plus. Je l’espère !»

            Vous êtes en contact avec d’autres gros partenaires ? Peut-être d’ailleurs avec l’aide de Jean-Yves Le Drian qui pourrait être ministre dans une quinzaine de jours...

            «Depuis le début, Jean-Yves Le Drian est à nos côtés même si on le voit pas toujours et j’en profite d’ailleurs pour le remercier. Je sais qu’il est en contact avec de grosses entreprises, bretonnes notamment, et j’espère que ça va aboutir. Mais vous savez, c’est vraiment un sale coup de ne pas aller sur le Tour de France. C’est une vitrine énorme : l’étape qu’il nous reste à franchir pour entrer dans la cour des grands, on la franchissait rapidement si on était au départ du Tour. Et cela, je sais que Jean-Yves Le Drian le partage; même s’il ne l’a pas encore dit très fort. Il le pense vraiment !»

            Un dernier mot sur le directoire de l’équipe... On a l’impression qu’il y a eu des remous et que certains se voyaient déjà à votre place.

            «Vous savez, je pilote cette équipe comme on pilote une entreprise. Peut-être n’est-il pas facile de cohabiter avec moi, peut-être que j’ai monopolisé le pouvoir, peut-être que certains se sont vus à ma place. J’étais prêt à partir... Vraiment... Je vous avoue que l’attitude du Président Le Drian m’a reboosté ! Je n’imaginais pas à quel point la Région et son Président étaient derrière moi. Mais peut-être que tout cela a généré de la déception chez des personnes qui avaient des vues sur mon poste. L’essentiel est ailleurs... Nous poursuivons et allons grandir !»

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