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Interview
      • Simon le Catalan

          • Julien Simon a remporté deux étapes du très relevé Tour de Catalogne. L'occasion pour sportbreizh de rencontrer un jeune homme qui rêve de succès mais aussi, fort naturellement, de Tour de France.
          • Julien, vous venez de vivre une semaine exceptionnelle en Catalogne !

             « Oui ça fait plaisir de gagner, c’est au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. Après Paris-Nice, j’ai constaté que j’avais pris de la force. Quand je termine 9e de la 4ème étape du Tour de Catalogne, j’étais un peu déçu car je n’ai pas réussi à manœuvrer comme j’aurais voulu. Mais la confiance était là. »

            Et comment avez-vous abordé la 5e étape que vous remportez ?

            « La veille, j’en avais parlé car je ne voulais pas me rater et l’épreuve devenait de plus en plus dure au fil des jours. Je savais que si je passais en haut de l'Alt de Montserrat, mes chances de ne pas me rater seraient décuplées en l’absence des sprinters. Il ne fallait pas se poser de questions. J’ai bien géré mon  sprint et j’ai atteint mon objectif : ma 1ère victoire en Pro Tour. »

             Vous avez continué sur votre lancée sur la 6è et 7è étape ?

            « Le samedi, le début d’étape a été un peu difficile car j’ai eu un petit coup de mou mais je me suis remotivé et reconcentré. Ça m’a permis de prendre la 3e place... Le dimanche, c'est la cerise sur le gâteau car j’ai eu le temps d’apprécier et de savourer mon second succès. »

            Vous aviez déjà réalisé un bon début de saison, notamment sur le Tour du Haut Var !

             « Je suis mieux que l’an passé et sur le Tour du Haut Var, je ne suis pas loin de la victoire. Tout s’est bien goupillé et je n’ai pas connu de problème en début de saison. Pourtant je n’ai repris que mi-décembre suite à l'opération d'une exostose à la cheville que j’ai contractée à la suite de ma fracture de la cheville. J’ai été plus sérieux dans ma préparation, j’ai aussi mûri au fil des ans et je ne suis pas du genre précoce ; j’avais besoin d’un temps d’acclimatation et à 26 ans, j'arrive a maturité.  »

            L'Espagne vous porte chance ?  

            « Sur le podium de la 5e étape, j’ai justement confié aux espagnols que la seule victoire que j’avais obtenu dans les rangs professionnels était Prueba Villafranca-Ordiziako Klasika en juillet dernier ! C’est vrai que l’Espagne me réussit. »

            Vous devez sans doute penser au Tour de France ?

            « Comme tout coureur pro, j’aimerais bien être au départ, c’est la plus belle course au monde et après mes 2 victoires, ça me donne confiance .Mais pour l’instant, la forme est là et qu’en sera-t-il au mois de juillet, on verra en juin quand la sélection se fera mais je pense avoir pris une option. En tous cas, c’est mon rêve, celui de tout coureur. »

            Vous allez disputer les Ardennaises, avez-vous une appréhension ?

            « Je vais découvrir ! Ce sont 2 courses qui doivent me convenir au regard du profil. Mais la seule chose que je connaisse de la Flèche Wallonne et de Liège Bastogne Liège, c’est ce que j’ai pu voir à la télévision. Je vais passer de téléspectateur à compétiteur et c’est mon prochain objectif : bien figurer sur les 2 épreuves. »

            Auparavant, vous allez disputer 3 manches de Coupe de France 

            « Je serai vendredi au départ de la Route Adélie, le 10 avril à Paris-Camembert et le 14 avril au Tour du Finistère. Je vais prendre les épreuves comme elles viennent mais je suis motivé et j’essayerai de faire du mieux possible, en sachant tout de même que je vais être attendu.»

            Un mot sur votre carrière... En amateur vous n’avez connu que 2 clubs ?

            « Oui, j’ai fait mes gammes au VC Plélan où j’ai débuté à l’école de cyclisme. En minime, j’ai alterné entre le foot et le vélo pour choisir définitivement cette discipline en cadet. J’ai quitté le VC Plélan après les rangs juniors pour pouvoir découvrir le haut niveau. Quand j’étais junior, j’allais disputer les épreuves fédérales avec un copain et accompagné de mes parents. En 2003, j’ai donc rejoint Super Sport 35-ACNC et Stéphane Heulot. J’y suis resté quatre années avec de belles victoires au Circuit de Mené, sur le championnat d'Ille-et-Vilaine, le Tour de Dordogne, le Tour du Pays de Rhuys ainsi que le Grand Prix de Plouay chez les amateurs. »

            Un véritable tremplin pour rejoindre les pros ?

            « En 2008, j’ai intégré le Crédit Agricole mais malheureusement l’équipe s’est arrêtée  à la fin de saison, faute de repreneur. J’aurais pu rejoindre l’équipe Bretagne-Armor Lux mais Stéphane Heulot qui montait son équipe Besson Chaussures-Sojasun m’a contacté... Et heureusement ! Parfois, la vie professionnelle se joue à peu de choses...»

            Vous avez trouvez votre équilibre dans cette formation ?

            « Nous avons une belle cohésion et  l’ensemble de l’équipe a pris beaucoup de plaisir en Espagne. Je pense que l'on n’oubliera pas cette folle semaine. J’espère que Stéphane Heulot va trouver un nouveau partenaire ou pouvoir continuer avec Saur. Il nous a demandés de lui faire confiance et à la vue des résultats je suppose que cela pèsera dans la balance. »

            Vous avez déménagé cet hiver pour venir sur Lamballe ?

            « Ma compagne a trouvé un emploi sur Ploufragan et je l’ai naturellement suivie. De plus, au niveau des routes d’entraînement, j’avais fait le tour de la question dans la région Rennaise. Maintenant, j’ai le choix avec des parcours plus vallonnés avec soit une partie dans les  terres, avec la région de Moncontour ou sinon le bord de mer. Et je peux rouler avec 2 de mes coéquipiers, Fabrice Jeandesboz et David Le Lay ainsi qu'avec Sébastien Hinault et Cyril Gautier. Nous sommes souvent rejoints par des élites et rouler en groupe permet d’éviter la saturation. »

             

            Itw : Thierry Lirzin / Mise en ligne : GM

             

            Son site internet : www.simonjulien.com

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