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Interview
      • Arnaud Gérard, l'expérience et la bonne humeur

          • À seulement trente-deux ans Arnaud Gérard débute déjà sa treizième saison professionnelle au sein de l'équipe Fortuneo-Vital Concept. Mais gageons qu'il y en aura encore beaucoup d'autres, tant l'état d'esprit du natif de Dinan demeure excellent... Rencontre avec l'un des coureurs les plus expérimentés du peloton.
          • Il a participé a pratiquement à toutes les épreuves du calendrier international, a terminé tous les grands Tours auxquels il a pris part et compte plusieurs victoires à son palmarès. Ancien champion du monde et ancien champion de France chez les juniors, son expérience et sa vision de la course en font un véritable atout pour l’équipe bretonne et c’est tout naturellement qu’il a endossé le rôle de capitaine de route.

            Sa bonne humeur, son affabilité et son calme sont très appréciés, il sait rassembler, conseiller et rassurer ses coéquipiers. Bref, c’est le baromètre de l'équipe. Coureur athlétique, bon baroudeur, Arnaud est aussi est un excellent rouleur qui aime frotter, des qualités précieuses ô combien appréciées des leaders. C’est un Arnaud Gérard enjoué comme à son habitude qui nous a confié ses impressions à l’aube de cette nouvelle saison.

            Arnaud, vous débutez votre treizième saison professionnelle à seulement trente-deux ans, c’est respectable.

            "Oui, effectivement, c’est respectable, c’est toujours bien de durer dans le milieu car ce n’est pas évident. Les schémas de courses ont changé depuis que je suis arrivé chez les pros et pour les coureurs comme moi, c’est plus difficile de s’exprimer. Il y a souvent des arrivées au sprint ou des courses pour grimpeurs. Même les courses en Bretagne, comme par exemple la route Adélie, Plumelec, Châteaulin qui étaient plus ouvertes aux baroudeurs, arrivent maintenant au sprint. J’ai dû changer ma façon de courir, il faut épauler les grimpeurs, les coureurs qui vont vite. C'est une chose que je sais bien faire puisque je ne frotte pas trop mal. Il y a eu une évolution dans le milieu et il a fallu s’adapter."

            Vous êtes un pilier et le capitaine de route de l’équipe... Quel est votre rôle ?

            "J’essaie surtout de conseiller les jeunes. L’avantage que j’ai, c’est que je connais les courses, je sais comment cela va se dérouler et cela permet parfois d’éviter de faire des erreurs qui, à ce niveau-là, coûtent cher. Chaque coup de pédale est compté, il ne faut pas faire d’efforts inutiles, éviter de se disperser. Je suis là pour tempérer les jeunes qui sont pleins d’envie et veulent attaquer tout le temps. Parfois, il faut les freiner et c’est aussi mon rôle."

            Avec l’expérience que vous avez, si une opportunité se présente, j'imagine que vous n’hésiterez pas à la saisir ?!

            "Oui, bien sûr, j’y crois toujours sinon je ne serais plus là (rires). Les occasions où l’on est devant sont rares, il faut essayer de viser juste, de ne pas se louper. Je suis toujours motivé, il y a encore plein de belles courses auxquelles j’ai envie de participer et de faire des résultats."

            Quelles sont les courses qui vous correspondent ?

            "Je pense à la Classic Loire-Atlantique, les manches de la coupe de France, les étapes moyennement dures sur les courses difficiles. Il y a plusieurs courses qui peuvent me convenir, maintenant, c’est à moi de viser juste et d’arriver en forme pour ma période de prédilection."

            Il y a eu un gros recrutement chez Fortuneo-Vital Concept cette année. Les résultats devraient suivre, non ?

            "Oui, le recrutement a été fait en qualité; nous ne sommes que vingt coureurs, je trouve que c’est bien pour notre structure, cela pousse l’équipe vers le haut. Nous avons un sprinter de niveau quasi-mondial et sur les courses plates, nous aurons toujours la victoire comme objectif. Nous avons aussi des coureurs polyvalents pour la montagne, je pense que nous avons un groupe homogène et, au fur et à mesure que les bons résultats vont arriver, tout le monde va être obligé de hausser sont niveau, cela va créer une émulation.
             

            Il y a beaucoup de nouveaux coureurs qui ont envie de faire des résultats, qui ont été un peu bridés les années passées. C’était un peu mon cas quand je suis arrivé dans l’équipe en 2013, je crois qu’ils ont surtout besoin de liberté et de prendre du plaisir sur le vélo, une fois qu’ils auront retrouvé tout cela, les résultats suivront. La victoire de Daniel McLay à Majorque et la deuxième place de Maxime Bouet à La Marseillaise nous confortent et je pense que c’est de bon augure pour la suite de la saison."

            Dans quelle condition êtes-vous et quel est votre programme de début de saison ?

            "La condition n’est pas trop mal, j’ai eu un petit pépin de genoux il y a trois semaines et j’ai pris un peu de retard mais les quatre jours à Majorque m’ont fait du bien. J’aurai un bon stage du côté de Nice et je reprendrai la compétition fin février avec le Tour La Provence et La Drôme Classic."

            Interview de Patrick Guino à Majorque

            Un grand merci à Arnaud Gérard pour son amabilité et sa disponibilité

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