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Interview
      • Lanarvily est parée

          • Patrick le Her et son équipe ont présenté ce jeudi-soir les championnats de France de cyclo-cross... Rencontre avec celui qui a osé prendre la suite de Jean le Hir et qui tient aujourd'hui les rênes d'un comité qui a su se renouveler !

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            Patrick, vous ne semblez même pas stressé !

            "Oui mais malgré l'habitude, c'est tout de même dur-dur cette année ! Le contexte financier est délicat, difficile... Les bénévoles sont tous là, le circuit est tracé mais par contre, c'est la recherche des sponsors qui est laborieuse ! Mais on y arrivera quand même."

            Vous êtes l'une des capitales mondiales du cyclo-cross depuis 1958: comment expliquez-vous cette longévité ?

            "Il y a eu un beau renouvellement en 2008, quand certains anciens ont souhaité prendre du repos. On a renouvelé la troupe ! Cette année, lors des réunions, j'ai vu des nouvelles têtes et c'est très bon signe, avec des jeunes et des moins jeunes. C'est excellent pour le moral de voir que les gens s'accrochent pour que perdure la tradition de Lanarvily !"

            Combien d'habitants dans la commune ?

            (sourire) "Je crois qu'il y a eu un gros boum démographique et on est passé à plus de 450 habitants alors que nous étions à 280 pendant vingt ou trente ans. La construction de nouveaux lotissements a permis de grossir."

            Vos meilleurs moments de cyclo-cross à Lanarvily ?

            "Il y a évidemment les championnats du Monde de 1982 qui ont marqué tout le monde: c'était monstrueux ! Malheureusement, on ne risque plus de le faire en raison du coût des épreuves. Ou alors il faudrait mettre le billet d'entrée à plus de cinquante euros et je pense que les gens ne seraient pas d'accord ! C'est désormais inimaginable de le faire ici et, à mon avis, même en France, ce serait compliqué."

            Des coureurs vous ont marqués ?

            "Oui, j'ai été marqué par De Vlaeminck, par Hinault, par Mourey qui a déjà été champion de France chez nous. Il y a beaucoup de bons souvenirs; parfois des moins bons mais globalement, ça se passe bien !"

            Les mauvais souvenirs ?

            "Quand on a fait la Coupe de France en 2014, on nous promettait monts et merveilles, on avait installé des infrastructures en conséquence, on avait acheté énormément de choses, la télé et les écrans géants avaient coûté une petite fortune... Les coureurs sont venus, c'est certain, mais ils repartaient aussitôt pour rentrer pour reprendre l'école ou le travail... On s'est donc retrouvé le bec dans l'eau avec un gros déficit. Heureusement que nous étions solidaires et solides et nous avons pu passer. Et maintenant, il faut que l'on tienne !"

            C'est quand le meilleur moment ?

            (sourire) "L'idéal, c'est évidemment quand tout est fini, quand le dernier chapiteau est démonté ! On respire, on fait les comptes et on se repose un peu. Mais très vite, on pense à l'année suivante. Pour l'instant, je n'ai pas envie de m'arrêter... Mais le jour où je le déciderai, il n'y aura pas de préavis, je crois. Cela fera bientôt dix ans que je suis président et il faut que je trouve quelqu'un pour me succéder: je ne suis pas président à vie ! Oui, il faut que je trouve un successeur et c'est très très dur... On trouve des gens pour donner un coup de main mais pas souvent pour prendre des responsabilité."

            Itw de Gurvan Musset

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