Kreiz Breizh Elites 2009 : le p'tit est déjà installé !
C’est certains, il n’est pas nécessaire de s’appeler Cadiou ou Ollivier pour saisir que le KBE a été largement dominé par l’équipe Bretagne-Schuller ! Deux victoires d’étape et le général sont tombés dans l’escarcelle des coureurs de Philippe Dalibard.
Mais néanmoins, il nous semble intéressant de revenir sur un fait de course qui a peut-être échappé aux fans de la p’tite reine ! Soyons clairs: les Bretagne-Schuller sont passés très près de la fessée ce lundi sur le KBE… Bizarrement, ils n'étaient pas présents dans l'échappée du jour aux côtés de Plouhinec... Les oreillettes ont certainement ronflé et nous en avons vu de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ! Il a fallu que Johan Le Bon sorte le grand jeu sur le circuit du Miniou pour redistribuer les cartes.
Le jeune espoir a réalisé deux tours à très vive allure et deux escalades époustouflantes du Miniou ! Trouvez-moi un seul coursier qui n’ait pas tiré la langue dans le sillage du Trégorois… Il a une nouvelle fois impressionné les observateurs avisés avant de craquer... Logiquement… A l’arrivée, Dimitri Champion lançait ainsi à la cantonade : « J’espère que son père vend des chaussures parce-que là, il a cassé ses semelles en carbone ! »
Rappelons que Johan venait dans le centre Bretagne pour aligner les bornes, pour s’assurer une jolie reprise. Dès le premier jour, du côté de Langonnet, Johan figurait dans les bons coups… Chassez le naturel… A Rostrenen, le jeune homme a pris les choses en main en déclarant à ses coéquipiers qu’il n’était pas bien, qu’il allait donc se sacrifier et que Jean-Marc Bideau pouvait ainsi rester au chaud du peloton. Elégant, non ? Il a pris la tête et certains ont remercié le ciel qu’effectivement, il ne soit pas bien !!!!
Simple fait de course ? Anecdote ? Non, assurément bien plus que cela… Le garçon est déjà à son aise dans un peloton des plus relevés. Il n’hésite pas à se montrer et à peser sur la course. Au sein de son équipe, il possède visiblement une place à part, une sorte de protection, d’affection teintée d’estime… L’homme est modeste et pas franchement tapageur : gageons que ses coéquipiers sauront contribuer à sa formation, à l’image de Bonsergent, nommé tuteur du jeune prodige par l’encadrement de l’équipe.