La triste nouvelle nous arrive en pleine figure… Malino a tiré son dernier bord en Bretagne ! Dans ces cas-là, le rédacteur expérimenté ouvre son grand listing de formules et ressort la triste "des suites d'une longue maladie".
Finalement, il est comme Laurent Fignon, Michel Malinowski. Le champion à lunettes gardera toute sa vie en travers de la gorge cette défaite pour huit secondes sur le Tour de France 1989. Comme le cycliste, Malino, c'est d'abord une célèbre défaite ! Quatre-vingt-dix-huit secondes qui vous bouffent une vie et que l'on vous ressort régulièrement au fil d'une discussion ou dans un article. Quatre-vingt-dix-huit secondes entre Mike Birch et Michel Malinowski à l'arrivée de la Route du Rhum 78. Une minute et demie après une traversée de l'océan atlantique...
Rappelez-vous… Le viking aux cheveux longs est en tête et, peu à peu, voit le Canadien revenir sur lui. Alors qu'il pouvait manoeuvrer et, sans enfreindre les lois, gêner le trimaran de son poursuivant, le skipper de Kriter avait choisi la dignité et la plus haute expression du fair-play.
Michel Malinowski a écrit son livre "Seule la victoire est jolie…" He bien non, cher viking, parfois aussi la défaite peut être belle, exemplaire et surtout digne. En cette période de Coupe du Monde et à l'heure où certains richissimes pousseurs de ballons s'enferment égoïstement dans leur bulle d'arrogance, qu'il est bon de se rappeler de nos fiers perdants !