L’époque est propice aux rumeurs et autres bruits qui courent et il faut bien admettre que ça « cause » énormément en ce moment autour de l’équipe Bretagne-Schuller. C’est bien la preuve que l’équipe bretonne a pris de l’importance… Mais après tout qu’importe l’intox et ces bruits parfois totalement fantaisistes, car visiblement l’avenir se dégage !
Pas de panique !
En cette période charnière, vous le savez forcément si vous suivez notre chère petite reine, les contrats de l’an prochain sont en passe d’être signés ou déjà paraphés, que ce soit pour les partenaires et bien entendu pour les coureurs. Chez Bretagne-Schuller, après de nombreuses péripéties liées à la non-sélection pour le Tour de France, on prépare l’avenir. Même s’il est désormais avéré que Michel Schuller ne repartira pas en tant que partenaire principal, l’équipe poursuivra sa route au même niveau en 2012. Pas question de descente et encore moins de disparition !
Nouveau nom
La région Bretagne, satisfaite des résultats des coureurs et du travail du staff mené par Joël Blévin a très officiellement acté sa volonté de poursuivre sa jolie route dans le peloton pro. Il faut donc dénicher le nouveau partenaire qui saura remplacer le groupe Schuller. Selon nos sources, tant chez Blévin que chez Le Drian, les contacts vont bon train et devraient aboutir très rapidement, pour la plus grande joie de Manu Hubert et de ses coureurs.
Soulagement
Après un début d’année en fanfare, convenez avec moi qu’il eut été choquant de voir ce groupe exploser ! Bien entendu, les Vachon, Pichon, Le Bon ou encore Hardy ne manquent pas de sollicitations. Mais au-delà du cas des leaders, c’est aussi et surtout la situation du groupe dans son intégralité –y compris le staff- qui poserait problème… Sans nouveau partenaire, beaucoup devraient mettre pied à terre et pointer à pôle emploi : un comble après une telle saison ! Visiblement, à la demande du conseil régional, Joël Blévin pourrait négocier et signer les contrats dans les jours qui viennent. C’est un signe des plus encourageants !
La rumeur
Elle va et vient, s’amplifiant même en cette période Tour de France. La dernière en date, colportée par l’un des petits partenaires de l’équipe : l’arrivée de Bernard Hinault à la tête de l’équipe professionnelle ! Que le quintuple vainqueur du Tour supporte l’équipe bretonne tombe sous le sens : qu’il souhaite en prendre la tête, permettez-nous de douter ! Et c’est d’ailleurs ce que nous confirme le Costarmoricain : « C’est quelque chose que l’on m’avait proposé il y a une dizaine d’années et j’avais déjà refusé. Que je sois le parrain de l’équipe, pourquoi pas mais que j’en prenne la tête, non. » Une autre rumeur fait état de l’arrivée d’un jeune manager général breton de 32 ans, d’une présentation officielle lors de la journée de repos du tour… Autre exemple de rumeur : l’arrivée d’Irlandais qui pourraient débouler dans notre péninsule les poches chargées de sept millions d’euros pour engager à, prix d’or vingt coureurs bretons et étrangers. On le voit et mieux vaut d’ailleurs en sourire, l’avenir de l’équipe alimente bien des conversations autour du petit monde du vélo breton.
Avec Blévin
Reste alors à savoir qui prendra la tête de cette formation aux côtés d’Emmanuel Hubert. En vérité, la question ne se pose pas. Jean-Yves Le Drian avait assuré Joël Blévin de son soutien même lorsque le patron de Bretagne-Schuller, rouge de colère, avait menacé de quitter le navire à l’annonce de la non-sélection de ses coureurs pour le Tour. Cette injustice flagrante avait bouleversé Blévin mais peut-on vraiment lui reprocher cette réaction épidermique ? Il est évident que le patron souhaite poursuivre à la tête de sa formation, il est clair que l’équipe a encore progressé, obtenant d’excellents résultats. En outre, Joël Blévin connaît pertinemment les points faibles d’une structure qu’il entend réformer pour ne plus subir. On voit mal Jean-Yves Le Drian se priver des services d’un patron qui « a fait le taff » en s’impliquant parfois plus que de raison.
Vite !
Concentrons-nous donc sur les certitudes, les évidences : l’équipe va bien et obtient des résultats… L’ambiance dans le groupe est excellente… Le principal partenaire ainsi que d’autres sponsors d’importance ont déjà assuré Blévin de leur soutien… Reste maintenant à poursuivre la route en conservant les bases, en professionnalisant encore plus la structure « made in Breizh » et surtout en rassurant des coureurs inquiets pour leur avenir. Les infos promises lors du championnat de France ne sont pas venues et dans quelques jours il sera trop tard : l’équipe Bretagne explosera et les coureurs se sépareront à regret. Il est donc extrêmement urgent de rassurer les salariés de l’équipe, les partenaires et toute la Bretagne du vélo qui ne comprendrait pas qu’après une telle progression, leur équipe vienne à disparaître.