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Un été cycliste en Bretagne
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      • La chronique de Jean-François Quénet : Kritskiy, comme au temps des Soviétiques

          • Timofey Kristkiy, vainqueur du contre-la-montre de Douarnenez et dauphin de Julien Fouchard, vient s’ajouter à la liste des Russes auteurs d’exploits légendaires sur le Ruban Granitier Breton devenu le Tour de Bretagne. Son coach, Nikolaï Morozov, a connu la fin de l’ère soviétique.
          • La chronique de Jean-François Quénet : Kritskiy, comme au temps des Soviétiques
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            Le speaker Daniel Mangeas, dans son autobiographie « Vivement le Tour ! », rapporte une anecdote du Ruban Granitier Breton que les moins de vingt ans n’ont pas pu connaître. Albert Bouvet, grand ordonnateur de la présentation des équipes, un jour, tança le bon Jean-Paul Delaunay qui annonçait l’arrivée des Russes. « On ne dit pas les Russes, on dit les Soviétiques ! » Une fois la manifestation achevée, dans la douleur d’un timing incertain, Bouvet, de guerre lasse, lâcha, avachi : « On en a bavé comme des Russes… »

            Un mur est tombé, à Berlin, voilà juste vingt ans, et l’on parle bien des Russes, désormais. Enfin, les vieux démons reviennent vite lorsque Nikolaï Morozov nous explique que Timofey Kritskiy, le brillant vainqueur du contre-la-montre de Douarnenez, vient de Stalingrad. Pardon, de Volgograd.

            Vous souvenez-vous de Morozov ? C’était la bête à rouler de l’équipe d’URSS qui remportait le Ruban en 1987 avec Igor Sumnikov. « C’était plus simple pour nous de gagner la course à l’époque, se souvient-il. On venait avec un grimpeur et les quatre titulaires du contre-la-montre par équipes. Le vent qui souffle par ici nous arrangeait bien pour contrôler la course. »

            Il vente toujours en Bretagne mais la composition du peloton déroute les Russes, désormais réunis sous la bannière Katusha, du nom d’une chanson célèbre et d’une arme redoutable utilisée naguère par l’Armée Rouge, repris comme support symbolique du « Russian global cycling project » (projet international pour le cyclisme russe) souhaité par Vladimir Poutine et dirigé par Andreï Tchmil. L’équipe engagée sur le Tour de Bretagne est la réserve du groupe Pro Tour qui vient de gagner l’Amstel Gold Race avec Sergeï Ivanov.

            « Ils m’ont rappelé pour faire grandir les jeunes », raconte Morozov en parlant de Tchmil et de Dimitri Konyshev, ses équipiers de l’Alfa Lum en 1989. « Kritskiy progresse énormément et il a la mentalité d’un champion, dit-il. On a toujours des doutes sur l’avenir d’un coureur mais lui, on est sûr d’une chose : il a une bonne santé. Il a tout pour devenir un bon pro. » La voie est toute tracée chez Katusha pour ce rouleur d’1,90m qui a mouliné au maximum dans la montée initiale du difficile parcours de Douarnenez.

            « J’étais très concentré car ce chrono me servait de test en vue des championnats d’Europe et du monde », révèle Kritskiy, 22 ans, qui avoue avoir ressenti une grande émotion en reconnaissant Bernard Hinault, mercredi au départ de Saint-Brieuc. Il est pourtant né (en janvier 1987) après que le Blaireau eut raccroché son vélo à Yffiniac le 14 novembre 1986 !

            Parlez à Kritskiy d’Alexandre Goussiatnikov, il sait qu’il s’agit du vainqueur du Ruban Granitier Breton 1975 – il faut dire qu’il est devenu président de la fédération cycliste de Russie. Evidemment, il connaît aussi le dernier vainqueur russe du Ruban, Evgeni Berzin en 1992. Apparemment, il est de cette lignée.


             

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