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Un été cycliste en Bretagne
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          • Le 43e Tour de Bretagne a démontré que les amateurs avaient encore leur place dans le cyclisme de haut niveau : à la victoire finale d’un étudiant normand, Julien Fouchard, s’ajoute la deuxième victoire d’étape d’un agent immobilier belge, Sander Armee.

          • La chronique de Jean-François Quénet : amateur, ça existe encore !
          • Historiquement, le Ruban Granitier Breton avait le statut d’épreuve internationale amateur. Il trouvait son supplément d’âme dans la révélation de talents appelés à dominer ensuite la scène professionnelle. Et puis, dans les années 90, réforme internationale oblige, il s’est ouvert à des équipes dites promotionnelles, ce qui permit à Stéphane Cueff, coureur pro de la Mutuelle de Seine-et-Marne, de chasser sur le terrain des amateurs. Depuis, les rapports de forces s’équilibrent entre coureurs d’équipes continentales, dont le cyclisme est le métier, donc le gagne-pain, et ceux que l’on appelle toujours les amateurs, minoritaires au départ cette année : sept clubs (six français et un belge) et deux sélections nationales (Allemagne et Grande-Bretagne) sur 22 formations engagées.
            A l’arrivée, la victoire finale de Julien Fouchard, assortie de son succès à Fougères, et les deux étapes remportées par Sander Armee, à Perros-Guirec et Quimperlé, imposent aux équipes continentales une remise en question de leur professionnalisme. Fouchard et Armee ne sont pas des amateurs marron. L’un est étudiant à Caen et passait ses partiels une semaine avant le Tour de Bretagne. L’autre est agent immobilier à Louvain, en Belgique, et ne pratique le cyclisme que sur son temps de loisir.
            Les pros avaient sur eux un avantage physique présumé, dans la mesure où ils bénéficient d’un programme de camps d’entraînement et de courses d’un niveau supérieur à ceux des clubs amateurs. Ils se déplacent aussi avec les infrastructures les mieux adaptées à leur confort : les fameux bus qui servent hélas de barricades entre eux et le public. Revers de la médaille : les amateurs, plus proches des gens, sont d’autant plus populaires et Julien Fouchard a bénéficié, en fin de Tour de Bretagne, d’une belle cote d’amour auprès du public breton.
            En cyclisme, toutefois, la supériorité physique ne suffit pas. On aurait pu attendre des professionnels des tactiques inventives, de nature à surprendre les amateurs, a priori moins expérimentés. Mais on attend toujours. Les attaques téléphonées, loin de l’arrivée, n’ont pas marché, puisque l’équipe Côtes d’Armor-Maître Jacques a parfaitement défendu son bout de gras en tête de peloton durant quatre étapes.
            Les deux équipes continentales d’essence bretonne, Besson-Sojasun et Bretagne-Schuller, se sont-elles enferrées dans une rivalité contre-productive ? Il est permis de le penser, en tout cas sur l’épisode de Fougères où toutes les présumées grosses formations ont en commun le tort d’avoir sous-estimé Fouchard et de lui avoir accordé trois minutes et demi d’avance. Il serait erroné de mettre toutes les responsabilités sur le dos de Rabobank.
            Ensuite, les pros ne se sont pas ligués pour défendre leur prestige et leur statut. Ils ont probablement péché par orgueil et une réalité du vélo leur est revenue en pleine figure : toute course cycliste, quels que soient les adversaires en lice, doit être abordée avec humilité. Ils rétorqueront qu’ils ont d’autres courses au calendrier, dont certaines ont une valeur sportive supérieure au Tour de Bretagne, mais ils ne sont pas repartis de Quimperlé trop fiers de leurs prouesses à la différence d’amateurs goguenards…
             

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