

Passée au travers lors de la première étape, la Bretagne a réagi hier sur les routes de l'Essor Breton. On attendait une réaction du VCP Loudéac. Il a répondu présent et c'est Malo Stevant qui y est allé, gardant sur la ligne deux longueurs de vélo sur un peloton revenu sur ses talons dans le dernier tour.
Pas grand chose à noter au cours de la première heure de course, mais après le grimpeur entre Camors et Lambel, Malo Stevant portait son attaque. Seul le belge Cornel Vanslembrouck de l'équipe Dovy Keutens FCC l'accompagnait. Le duo creusait rapidement l'écart. Derrière les coureurs Mayenne - Monbana - Rapido assuraient seuls le train.
Les fugitifs entraient sur le circuit final avec plus de deux minutes sur le peloton, l'avance monta même à 2mn 25. Derrière, le SCO Dijon, le Guidon Chalettois, avec plusieurs hommes placés au général depuis la veille, se mirent à rouler et l'avance des deux fuyards fondit, comme neige au soleil (32 degrés hier à Pluvigner). A quatre tours de l'arrivée, l'écart passait sous les deux minutes, 1 mn 30 à trois tours.
Sur le podium, l'animateur Eric Le Balch et l'ex-professionnel Philippe Leleu dissertaient sur le fameux théorème de Chapatte qui stipule qu'il faut un minimum d'une minute d'avance à 10 km de l'arrivée pour que les échappés puissent tenir face à un peloton déchaîné. Malo Stevant entamait seul le dernier tour (11 km) avec seulement 1 mn 10 d'avance, son compagnon belge ayant du le laisser partir, suite à un ennui mécanique. Le Loudéacien se présentait au bas de la côte d'arrivée avec 12 petites secondes d'avance. Il passait la ligne avec trois mètres sur le peloton, qui sera classé dans le même temps que le vainqueur. 29 ans après sa mort, Robert Chapatte a toujours raison !
Malo Stevant : "Adrien Garel nous avait dit qu'ils fallait être des tigres aujourd'hui".
"Tous les gars de l'équipe me disent que je suis vraiment costaud, qu'il ne me manque pas grand chose. J'ai du mal à gagner des courses. Est-ce que je ne prends pas assez de risques, je ne sais pas ? Aujourd'hui, je ne me suis pas posé de questions et ça a marché. On était passé complètement à côté hier. Notre DS, Adrien Garel, nous a dit avant le départ : "Aujourd'hui, il faut être des tigres, il ne faut rien lâcher". il doit être content."
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