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Un été cycliste en Bretagne
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      • Geoffrey Bouchard : « Je repense souvent à ma victoire à Brasparts »

      • Publié le 18/06/2019
          • L’ancien coureur du CR4C Roanne poursuit son apprentissage de néo-professionnel chez AG2R La Mondiale. L’an dernier après sa victoire au Mont Saint-Michel de Brasparts sur la Sportbreizh, Geoffrey Bouchard avait aligné une série de victoires impressionnantes ! Cela lui ouvrait en grand les portes du professionnalisme, à l’âge de 27 ans.
          • Geoffrey Bouchard : « Je repense souvent à ma victoire à Brasparts »
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            Le Mont Saint-Michel de Brasparts est un lieu de légendes, une terre de superstitions. L’écrivain Anatole le Bras y évoquait une variante de la légende du chien noir. Jacques de Cambry, écrivain et ethnologue lorientais de la fin du XVIIIe siècle, parlait de démons enchaînés dans un cercle magique situé sur le Mont. Malheur à ceux qui y mettaient le pied. Ils couraient toute la nuit sans pouvoir s’arrêter. Depuis que le Mont est devenu une terre de cyclisme, une nouvelle histoire est en train de s’écrire. Celui qui gagne à Braspart, champion de France il deviendra. Mais là, il ne s’agit plus d’une légende, mais d’une presque quasi-vérité. Valentin Madouas l’a fait en 2016, imité par Geoffrey Bouchard l’an dernier, qui décrochait le titre amateur à Mantes-La-Jolie, quinze jours après avoir triomphé devant la chapelle. 

            Tour de Catalogne

            Tout comme Valentin, le coureur du CR4C Roanne a rejoint les rangs professionnels dans une équipe World Tour. Il est désormais l’équipier de Romain Bardet et consorts chez AG2R La Mondiale. Depuis son passage chez les pros cette saison, Geoffrey affiche à son compteur une bonne trentaine de jours de course, se faisant remarquer dès les premières semaines de la saison sur une épreuve World Tour au Tour des Emirats Arabes Unis où il prenait une 19eplace au classement général. « Ça m’a donné de la confiance ». Tout en relativisant, beaucoup de coureurs étaient encore en rodage. Fort de son bon début de saison, à un moment où les coureurs ont déjà avalé Paris-Nice, Tirreno-Adriatico, Milan San Remo, son équipe l’a aligné au tour de Catalogne aux côtés de Romain Bardet et Tony Gallopin. « Dans une telle course, tu apprends rapidement ton rôle d’équipier. Il y a des moments tranquilles, mais dès que ça se met à rouler, attention ça va très vite et ça peut durer longtemps ». 

            Conscient que le temps des baroudeurs du CR4C Roanne, qui l’an dernier ont dynamité les épreuves de la Coupe de France DN1, est révolu, du moins pour lui, Geoffrey s’attache à ne rien laisser au hasard dans son nouveau métier. 

            « Je me donne à fond car je sens bien que rien n’est jamais acquis. Nous avons contrairement au monde amateur, à gérer de longues périodes sans course puis ensuite, il faut enchaîner. La différence quand même, c’est qu’on se déplace dans de très bonnes conditions et non plus dans le camion de l’équipe de DN1 »

            Devant Marc Hirschi

            Le coureur de 27 ans ne regrette pas son choix. Ces six premiers mois chez les pros l’ont rassuré. Il a le niveau. Jusqu’à l’an dernier, à côté du vélo, il avait toujours tenu à conserver un emploi. Pour ne pas avoir de regret, en 2018, il avait quand même décidé de consacrer la totalité de son temps à son sport. « Je repense souvent à ma victoire à Braspart. Juste avant, j’avais gagné le tour du Beaujolais. Ce fut le début d’une belle série de victoires qui m’a permis d’entrer chez AG2R La Mondiale ». Après la SportBreizh, après son titre de champion de France, le coureur de Rhône-Alpes avait réalisé une excellente fin de saison en gagnant le tour de Moselle en septembre, après avoir accroché à son palmarès le tour d’Alsace un mois plus tôt, devant le suisse Marc Hirschi. Pour rappel, ce dernier est l’actuel champion d’Europe et champion du monde espoir sur route. D’un statut de simple stagiaire au mois d’août, Vincent Lavenu lui fit signer tout de suite un contrat de néo-pro de deux ans.

            Depuis sa victoire à la Sportbreizh, Geoffrey n’est revenu qu’une seule fois courir en Bretagne, à la Route Adélie au début avril. Une épreuve courue sous une météo difficile, terminée dans l’anonymat. « Il y a quand même souvent de la pluie en Bretagne »a-t-il remarqué. C’est vrai que sur la Sportbreizh 2018, il a fait beau plusieurs fois par jour, pas forcément au moment de la course. Mais cette année, il faisait soleil au Tour du Finistère, au Tro Bro Léon, au Grand prix de Plumelec et même aux Boucles de l’Aulne. Alors Geoffrey, tu reviens quand tu veux…

            Albert Le Roux.

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