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Sportbreizh - Le site du vélo en Bretagne - Tout le cyclisme et le cyclotourisme en Bretagne

 

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Sportbreizh, pour la relance du vélo
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Ne lâchons rien !

Gurvan MUSSET

Ne lâchons rien !

C'est le message du Comité de Bretagne de cyclisme à ses licenciés, à ses clubs et, évidemment aux organisateurs. En cette période, nous devrions nous réjouir de retrouver bientôt, aux côtés de nos coureurs, l’ambiance si particulière des circuits de début de saison. Hélas, la crise sanitaire nous prive une nouvelle fois d’une réelle et sereine ouverture.

 

Ne lâchons rien !

Voilà le premier message du Comité Régional. Ses dirigeants ne baisseront pas les bras et travaillent activement aux possibilités qui peuvent se présenter malgré la crise sanitaire. L’exemple récent de l’Essor Basque, mais aussi la grande motivation des organisateurs de la Route Bretonne nous prouvent qu’une reprise est possible. L’organisation d’un Championnat de France de Cyclo-Cross à Saint-Quentin en Yvelines le démontre aussi ! N’oublions pas non plus que la Bretagne a été la première à relancer la saison en 2020 à Argol et Plouhinec.

Nous sommes responsables

Le Comité Régional, tout comme la FFC, a engagé des discussions avec les pouvoirs publics. Le message sera clair, les acteurs du monde du vélo sont responsables et ils l'ont prouvé en 2020: ils savent organiser en période de pandémie. Le Comité précise qu'il est urgent d'attendre avant d'annuler ou de reporter les épreuves. Les toutes premières courses n’auront pas lieu mais nul ne sait de quoi le mois de mars sera fait. Nombreux sont ceux qui pensaient que nous allions vers le confinement, nombreux sont ceux qui pensaient que les vacances de février se dérouleraient entre quatre murs… Nous ne pouvons pas préjuger de la suite des événements.

Il faudra l'accepter !

Dans les jours qui arrivent, le Comité de Bretagne communiquera une série de propositions alternatives d’épreuves qui respectent les consignes sanitaires. Il est évident que les courses n’auront pas forcément cette année la même allure, la même ferveur, le même plateau que d’habitude. Il faudra l’accepter pour travailler à une reprise, à un mode opératoire différent. Il y va du dynamisme de notre sport !

Pas insurmontable

Les règles sanitaires sont essentielles mais ne sont pas insurmontables. Les Bretons et notamment Sportbreizh ont prouvé l’an passé leur faculté d’adaptation. Il faut donc démontrer aux organisateurs qu’ils peuvent facilement respecter ces règles, d’autant que nos licenciés ont déjà prouvé qu'ils savent évidemment respecter les consignes. Sans doute, des comités viendront à manquer de bénévoles. Il faudra alors que les clubs -via leurs dirigeants, les parents, les coureurs- se mobilisent pour aider le voisin qui ose organiser.

Une aide financière

Le principe d’une aide financière aux organisateurs qui maintiendront un événement en début de saison est acté par le Comité de Bretagne. Le Bureau Exécutif du Comité Régional de Bretagne, en lien avec les Comités Départementaux doit en affiner les modalités dans les prochains jours.

Solidarité

Tout le monde du vélo est embarqué dans cette même galère totalement inédite et nous allons donc devoir faire preuve de solidarité et de réactivité pour sauver la saison.  Ne pas garantir de courses à nos jeunes, c’est mettre gravement en péril l’avenir de notre sport : certains jetteront l’éponge, d’autres baisseront forcément de niveau. 

Nous voici sur la deuxième saison impactée… Qui nous dit qu’il n’y en aura pas une troisième, voire pire encore ?
 
Nous côtoyons tous des coureurs qui se préparent depuis des semaines dans le froid de l’hiver et qui ont désormais envie d’en découdre : ils ont fait l’effort de reprendre l’entrainement, on ne peut pas les délaisser et abandonner ! C’est à nous tous de faire front commun pour qu’il subsiste un calendrier breton avant le mois de juillet. 

 

 

Boileau, de la Sportbreizh au Rwanda

Boileau, de la Sportbreizh au Rwanda

A 21 ans, Alan Boileau a remporté au Rwanda sa première victoire pro et il a ainsi débloqué le compteur 2021 du B&B HOTELS p/b KTM. Vainqueur en finisseur - et en solitaire - de la 2e étape du Tour du Rwanda, e néo-professionnel finistérien remporte le premier succès des Men in Glaz cette saison.

Si la valeur n'attend pas le nombre des années, Alan Boileau a dû patienter jusqu'à la dernière minute pour savoir s'il participerait bel et bien au Tour du Rwanda 2021. Remplaçant de Maxime Chevalier, initialement prévu sur l'épreuve, le Finistérien de 21 ans est l'invité de dernière minute des Men in Glaz après la quatorzaine endurée par Maxime dans un hôtel de Bodrum, après le Tour de Turquie.

Néo-professionnel, Alan n'a pas fait le voyage vers le Pays des Mille Collines pour rien. Entouré de coureurs qu'il admirait devant sa télévision voilà encore quelques années, le benjamin des Glaz était arrivé à Kigali dans la peau de l'équipier modèle, prêt à donner le maximum pour aider au quotidien Cyril Gauthier, Jonathan Hivert, Quentin Pacher et Pierre Rolland. Ses jambes en ont décidé autrement. Son ambition aussi. « Hier, sur la 1ère étape, j'avais constaté que ma forme était bonne, confie celui que l'on avait vu omniprésent à l'avant du peloton, travaillant sans relâche pour filtrer et contrôler les échappés du jour. J'attendais les premiers reliefs pour voir si ces sensations se confirmaient et en savoir un peu plus sur la concurrence. Sur une première étape plate, beaucoup de coureurs restent cachés en attendant les jours suivants. »

Discret par nature, arrivé cet hiver au sein du B&B HOTELS p/b KTM sur la pointe des pieds, le coureur originaire de Morlaix, encore membre du VCP Loudéac -l'équipe réserve des Men in Glaz- la saison passée, Alan n'en est pas moins ambitieux. Et généreux dans l'effort. Au départ de Kigali, ce lundi matin, il a ainsi forcé sa nature et osé émettre l'hypothèse d'attaquer dans le final, avant le sommet de la dernière difficulté du jour situé à 1 km de l'arrivée, à l'entrée de la ville de Huye. « Les gars m'ont répondu que si je m'en sentais capable, évidemment que je pouvais attaquer. J'avais un peu d'appréhension... » Une appréhension doublée de jambes de feu. « Après le travail que nous avons fourni hier, nous avons laissé à d'autres équipes la charge de la poursuite derrière les trois échappés en début d'étape. Puis à 40 km de l'arrivée, je suis sorti afin de servir de point d'appui si un groupe de costauds ressortait de l'arrière avec nos leaders. »

Son groupe repris par une trentaine d'unités  (dont Cyril Gautier et Quentin Pacher), il remit le nez à la fenêtre à dix kilomètres de l'arrivée, en compagnie de trois autres coureurs. « J'étais le moins bien placé au classement général et j'ai pu jouer un peu avec eux. A cause de mon Anglais hésitant, j'ai eu un peu de mal à me faire entendre mais ils ont compris ma position. Dans la dernière ascension, le premier peloton nous a repris et, puisque tout le monde avait fourni un gros effort, j'ai tenté ma chance peu avant le sommet. »

A l'audace et avec classe, le vainqueur d'étape sur la Sportbreizh 2019 a résisté au retour des poursuivants lancés à ses trousses. « Ce fut beaucoup de stress. J'apercevais un coureur pas loin de moi et j'avais peur qu'il revienne. Comme sur la Sportbreizh, je n'ai compris que dans les derniers 500 mètres que j'allais gagner. Là, j'ai eu le temps de réaliser un peu mais, franchement, je n'en reviens pas. Décrocher ma première victoire à ce niveau dès ma première saison chez les pros, c'est incroyable... » Aussi incroyable que l'épisode vécu par lui et deux de ses coéquipiers les jours précédant le départ de l'épreuve. « Les vélos d'Alan, Pierre et Cyril ne sont arrivés à l'hôtel que dans la nuit de samedi à dimanche, à quelques heures du départ de la première étape, révèle Yvonnick Bolgiani, le directeur sportif des Men in Glaz au Rwanda. Pendant trois jours, ils ont roulé sur des vélos que des équipes concurrentes nous avaient prêtés mais ils commençaient à avoir des douleurs un peu partout. Alan n'avait pas un vélo à ses cotes, par exemple. Prendre le départ de la course sans nos vélos, c'aurait été chaud... »

Le dimanche 23 juin 2019, Alan s'imposait à Plougastel sur la dernière étape de la Sportbreizh (Photo Gus Sev)

Et c'est ainsi que s'écrit une belle histoire. Alan Boileau, Morlaisien pure souche qui a passé ces dernières semaines à répéter les efforts entre stage pyrénéen, Tour de Valence puis re-stage pyrénéen avant d'attendre patiemment le « Go » du staff pour s'envoler vers le Rwanda, a décroché au Pays des Mille Collines un succès en solitaire sur une épreuve UCI classée 2.1. Du travail d'orfèvre et la promesse d'un avenir que l'on souhaite brillant à ce coureur polyvalent, bon rouleur et très bon puncheur. Voilà quatorze ans, un autre prometteur coureur français remportait sa première course professionnelle sur le continent africain. Son nom ? Pierre Rolland. Même s'il n'ose se comparer à son leader, double vainqueur d'étapes sur le Tour de France, Alan sait ce qu'il lui reste à faire...
 

Source B&B HOTELS p/b KTM et Sportbreizh
 

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