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Sportbreizh - Le site du vélo en Bretagne - Tout le cyclisme et le cyclotourisme en Bretagne

 

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Bravo Warren !
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Wawa, le retour

Gurvan Musset

Wawa, le retour

Ouf… Après des débuts un peu timides, le Tour de France a littéralement explosé et la plus grande course au Monde a retrouvé tout son standing ! Et, sans faire preuve de chauvinisme, c’est d’ailleurs en très grande partie grâce à Warren Barguil.

Il faut bien avouer que nous étions particulièrement malheureux face aux mésaventures successives du jeune homme. Mais cette fois, c’est certain, le chat noir qui avait croisé le champion en Espagne et en Romandie s’est désintéressé du sort du Breton. Le nouveau chouchou du public français retrouve son large sourire de gamin « qui-n’en-revient-toujours-pas » et endosse une tenue rouge et blanche qui lui va à ravir.

La Bretagne du vélo exulte ! Car avec Warren, toute une région est mise à l’honneur, toute une filière est récompensée. Le jeune homme issu du BMX puis formé à la route à Lanester prouve une nouvelle fois que Bretagne est terre de vélo. Imaginez la joie de ses dirigeants de l’ACL56… Le bonheur des organisateurs de l’Essor Breton qui se souviennent de son immense numéro sur les routes de leur épreuve… La fierté des dirigeants du comité de Bretagne qui n’oublient pas que Warren fut champion de France des juniors en 2009… La joie indescriptible de ce poussin qui apercevra bientôt Wawa à Camors… Incontestablement, cette victoire d’étape et ce maillot à pois constituent aussi des récompenses pour tous ceux qui œuvrent au quotidien à la pérennité, à la grandeur de notre vélo « gwenn ha du »… 

Même si tout n’est pas toujours rose, même si des épreuves voire des clubs viennent à disparaitre  dans notre bout du Monde, sachons tout de même mesurer notre chance ! Le vivier est énorme et il regorge de coureurs en devenir. Monsieur « tout le monde » découvre Warren Barguil mais ignore encore tout de David Gaudu et, évidemment, de cette superbe génération de juniors menée par Florentin Lecamus Lambert.

A l’heure où un Breton vise (à juste titre) la présidence de l’UCI, le modèle breton prouve qu’il a su évoluer et demeurer extrêmement performant au plus niveau international. 

GM

PS : mais qu’est-ce qu’on va faire à partir de lundi ? Paris-Lisieux-Camors, ça se fait vite en voiture ?

L'Equipe de France Route Espoirs Homme est actuellement en stage en Maurienne, au coeur du "plus ...
Né dans le guidon

Né dans le guidon

Fils de champion cycliste, Eric Goasduff a hérité de son père Fañch (notre photo) l’amour du vélo. S’il a couru quelques compétitions dans sa jeunesse, c’est surtout dans la pratique loisir qu’il assouvit sa passion. Portrait d’un amateur de cyclisme, dans le plus beau sens du terme.

« Il était mauve. C’était un modèle enfant du fabricant quimpérois Roold. Je l’ai eu pour mes 6 ans. Mon père m’avait remplacé le guidon plié par un guidon plat pour que cela soit plus facile ». Un premier vélo resté à jamais gravé dans un coin de sa mémoire. Et la naissance d’une passion toujours présente quarante années plus tard.

Fils aîné de l’ancien coureur professionnel finistérien François Goasduff, Eric ne se souvient pas avoir vu son père en compétition. « Il a pris sa dernière licence en 1972, j’avais deux ans… » Coureur complet, bon grimpeur et rapide au sprint, « Fañch » Goasduff a notamment remporté des étapes sur les épreuves de la Route de France et des Monts d’Auvergne et participé au Tour de France 1962, au sein de l’équipe franco-espagnole Margnat-Paloma, aux côtés de Federico Bahamontes. Reclassé indépendant l’année suivante, il tint souvent par la suite la dragée haute aux meilleurs professionnels et décrocha la victoire dans le Grand Prix de Plouay en 1965. Lorsque le natif de Plabennec raccrocha enfin son vélo, son palmarès comptait près de 150 victoires. « Gamin, reconnaît Eric, je ne mesurais pas trop ce que cela représentait. J’ai réalisé plus tard, en grandissant ».

 

Une soupape nécessaire

 

Si Eric et Yannick, son cadet de quatre ans, ont tous deux baigné dès leur enfance dans l’univers du vélo, leurs parents ne les ont pas poussés vers la compétition. « Ma mère ne voulait pas que l’on fasse de courses. Pour elle, le cyclisme, c’était surtout synonyme de beaucoup de sacrifices, de week-ends passés sur les épreuves, de revenus aléatoires, etc. Alors à la maison, le discours c’était : priorité à la scolarité ! » Les deux frères feront de bonnes études et… quelques compétitions. « J’ai couru en deuxième catégorie et ai dû gagné sept courses en tout et pour tout. Yannick a fait de même avec trois-quatre ans de décalage ». Puis tous deux sont entrés dans la vie active. Pour autant, la passion du cyclisme est demeurée intacte. « Je pense qu’il ne s’est jamais écoulé un mois sans que je monte à vélo, confirme Eric. C’est ma soupape de décompression, à raison d’une sortie par semaine. Cette dépense physique m’est d’autant plus nécessaire que j’exerce un métier “ cérébral ” (ndlr: il est responsable des engagements pour les crédits à l’agriculture au Crédit Mutuel de Bretagne) ». Yannick, lui, s’est mis à la course à pied. Mais il a gardé un lien « professionnel » avec le vélo. Commissaire général d’Amaury Sport Organisation, il est responsable de tous les sites de départ du Tour de France.

 

Chacun son Tour

 

Président du Cyclo Club du Cranou durant dix ans - son père était l’un des fondateurs du club faouiste -, Eric est aussi impliqué, depuis les années 2000, dans l’organisation des Roc’h des Monts d’Arrée, la grande fête du VTT en Finistère. « Une année, j’ai même entraîné mon épouse sur le parcours de 70 km. Je crois qu’elle m’en veut encore un peu… »

Dans cette famille sportive, les vélos ne sont jamais bien loin. « Nous aimons faire des sorties ensemble tous les quatre. Mon fils et ma fille pratiquent tous les deux la natation. Mais ils apprécient aussi le vélo ». Pour ses 13 ans, Erwann, l’aîné, s’est vu offrir son premier vrai vélo de course. Pas un Roold, la manufacture de cycles ayant disparu du paysage, mais un cadre carbone d’occasion. « Il est licencié au Cyclo Club du Cranou et effectue des sorties d’une quarantaine de kilomètres le dimanche matin. Il s’intéresse au cyclisme et m’interroge parfois sur la carrière de son grand-père ». Mais pas question de le pousser. « Le sport occupe une place importante dans notre vie mais nous n’avons pas d’ambitions pour nos enfants dans ce domaine. Pour nous, c’est un facteur d’équilibre ». Le vélo vécu comme école de la vie. « Cela rend humble, on y trouve toujours plus fort que soi. Pour autant, on ne s’arrête pas au milieu d’une sortie. Sur un vélo, il faut du courage, être capable de se faire mal… »

Cette année, c’est sur l’Etape du Tour qu’Eric a, lui, choisi de souffrir. Le 16 juillet, il s’alignera au départ de cette cyclosportive qui propose aux aficionados de vivre le mythe  de la Grande boucle sur les mêmes routes et dans les mêmes conditions que les professionnels. « J’y ai déjà participé en 2007 et 2009. Là, j’ai quelques années de plus. Tout le monde est capable de faire 180 kilomètres en vélo. Mais en montagne, la dépense énergétique n’est pas la même. Cela suppose un entraînement spécifique, alors je me prépare ». Son objectif ? Arriver au sommet de l’Izoard et ne pas avoir de regret. Un vrai plaisir d’amateur.

Jean-Yves Nicolas

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