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Sportbreizh - Le site du vélo en Bretagne - Tout le cyclisme et le cyclotourisme en Bretagne

 

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Sportbreizh, le site du vélo en Bretagne
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Surfons !

Gurvan Musset

Surfons !

Le deuxième succès de Julian Alaphilippe sur les championnats du Monde constitue une belle bouffée d'oxygène pour tous les fans de vélo... Mais au-delà du pied phénoménal de ce joli dimanche belge de septembre 2021, la victoire doit constituer un extraordinaire détonateur !

On ne va pas se mentir, même si le constat n'est pas le même dans toutes les régions, notre cyclisme breton va devoir se battre pour relever la tête à l'issue d'une crise sanitaire que l'on espère (enfin) derrière nous. Et c'est maintenant que la partie se joue, se gagne peut-être mais peut aussi se perdre. Et dans notre jeu, entre nos mains, il y a de splendides cartes, des atouts énormes ! Ne perdons pas de temps...

L'enjeu est simple: faire en sorte que nos clubs bénéficient du phénomène Alaphilippe mais aussi de l'effet "Grand départ du Tour de France". Que les jeunes pousses qui se sont busculées dans les récentes foires aux assos choisissent le vélo et s'y engagent avec beaucoup de bonheur.

Il faut se vendre ! Défilons tous les samedis dans nos villages avec nos jeunes champions, allons vers les écoles via le "savoir rouler à vélo", parlons de nous dans les colonnes de nos quotidiens locaux, organisons des séances d'initiation et sachons accueillir ! Faisons envie avec nos beaux maillots, nos petits vélos et nos p'tiot(e)s qui en veulent. Recevoir de nouveau jeunes, c'est aussi accueillir leurs parents qui choisiront peut-être de passer un diplôme d'arbitre ou d'éducateur. Bref, c'est repartir de l'avant et, surtout, durer.

Rappelons aussi à nos élus que les futurs Alaphilippe, ils sont aujourd'hui au sein de nos écoles de vélo à faire tomber des quilles sur un parking du bourg ! Comme notre champion du Monde à l'Entente cycliste Montmarault-Montluçon. Ne pas nous aider aujourd'hui à organiser la coursette du printemps, c'est accepter que la Bretagne ne soit plus terre de vélo dans cinq ou dix ans.

N'attendons pas que la solution tombe du ciel ou de quelques instances parfois bien trop sclérosées. Seules notre motivation et notre capacité à nous renouveler dans nos clubs, nous permettront d'empocher le gros lot après deux ans de galère.

Quant aux adeptes du "c'était mieux avant" ou pire encore du "on va tous crever la bouche ouverte", ne les écoutons plus. Julian Alaphilippe, Valentin Madouas, David Gaudu mais aussi, à son niveau, Jean-Louis le Ny constituent de merveilleux ambassadeurs qu'il faut utiliser et même surexploiter ! Nier l'effet positif de ces stars sur notre sport et baisser les yeux en pensant au passé, c'est déjà accepter la défaite.

Comme d'autres équipes, le Team la Crêpe de Brocéliande - BLC a pu organiser son stage de ...
Erwann Guenneugues rêve de grands espaces… sur un vélo

Erwann Guenneugues rêve de grands espaces… sur un vélo

Le coureur de Côtes d’Armor - Marie Morin - U a mis un terme à sa saison et à sa carrière de haut niveau au Grand Prix du Morbihan au sein d’un peloton professionnel qu’il rêvait, il fut un temps, d’intégrer. Mais sa passion pour le vélo reste intacte et il y aura une suite.

Notre photo : un profil à la Bradley Wiggins. (photo Noémie Morizet)

Un coureur qui finit la saison sur un Tour de Bretagne où il fut présent tous les jours, un coureur qui glane un titre de champion de Bretagne espoir du contre la montre et termine deuxième du classement scratch à moins de 4 secondes du premier, un certain Johann Le Bon ! Un coureur qui prend part à une échappée de 120 kilomètres dans la classique Paris-Tours espoir, revue par le peloton à seulement 25 bornes de l’arrivée, tout cela devrait normalement attirer l’œil d’un directeur sportif d’une équipe professionnelle qui n’a pas encore complété son effectif pour la prochaine saison. A défaut, à 22 ans il devrait être gonflé à bloc pour préparer une très bonne année 2022 qui devrait cette fois le faire franchir le rubicon. Rien de tout cela chez Erwann Guenneugues : « J’avais annoncé que j’arrêtais en début de saison », insiste-t-il. Et pourtant, il parait bien difficile d’imaginer le peloton breton sans la présence de cette grande carcasse sympathique et affable, qui avait toujours quelque chose de pertinent à raconter une fois la ligne d’arrivée franchie. 

120 km d’échappée sur Paris-Tours Espoir 2021 ! (Photo Cassandra Done)

Profil à la Bradley Wiggins

Ainsi en 2016, lorsqu’il était encore junior, le longiligne coureur (1,93 m) de l’UC Alréenne confiait à DirectVélo avoir le profil d’un grimpeur à la Bradley Wiggins (1,90 m, 69 kg). Au fil de ses années espoir, il a quand même pris un peu d’épaisseur, mais on aurait bien aimé le voir poursuivre sa carrière, cette fois-ci dans le sillage d’El Tractor, alias Tim Declercq, valeureux équipier de la Quick Step (1,90 m pour 78 kg).

« Je ne dis pas non à un retour, mais je ne repartirai pas pour courir dans une N1. C’est trop d’investissement, trop de sacrifices ».

Mais cinq semaines après avoir mis un point final à sa vie de coureur cycliste, comme rien ne semble le faire changer d’avis, allons-y pour un bilan. La saison tout d’abord : « une année superbe au sein d’une équipe des Côtes d’Armor-Marie Morin-U où je me suis éclaté avec une bande de potes ». La courte carrière de quatre années chez les seniors avec l’apprentissage au sein de La Crêpe de Brocéliande - Bodemer Auto : « mes deux plus belles années de vélo. Sans pression, je pouvais allier les études et le sport de haut niveau. C’était super formateur. Nous étions une bande de copains qui faisions du vélo sans se prendre la tête. Nous étions presque trop couvés », analyse-t-il aujourd’hui. 

Après l’arrivée du Championnat de Bretagne à Plougastel-Daoulas. Les Côtes d’Armor-Marie Morin-U où Erwann (à gauche) s’est éclaté « avec une bande de potes ». (photo Steven Martin)

Pas fait pour ce monde là

Le bref passage en 2020 au VCP Loudéac : « J’y étais allé avec le rêve de passer professionnel comme tous les coureurs qui rejoignent ce club. J’ai pu approcher le monde pro de près et c’est là que j’ai vu que je n’étais pas un énorme compétiteur. Pour s’imposer à ce niveau, il faut être un tueur sur le vélo, toujours à se battre pour gagner sa place. Bref, cela m’a ouvert les yeux et j’ai senti que je n’étais pas fait pour ce monde-là. Cette saison 2020 a, de plus, été perturbée par le premier confinement. Toutes ces semaines à l’arrêt m’ont donné le temps de réfléchir à ce que je voulais faire ». Alors clap de fin sans lendemain ? « Je ne dis pas non à un retour, mais dans tous les cas, je ne repartirai pas pour courir dans une N1. C’est trop d’investissement, trop d’heures de selle, trop de sacrifices ». 

« Roulez sur la Pamir Highway en Asie centrale." »

Lassé de la compétition, la passion d’Erwann Guenneugues pour le vélo semble néanmoins toujours intacte. La preuve ! « Je viens d’acheter un Gravel ». Quant à son travail comme vendeur chez Bisiklet à Pluneret, près d’Auray, Il le rend plus heureux que la perspective de faire un master après sa licence en langues étrangères appliquées, décrochée l’an dernier. 

Enfourcher un Gravel bike permet de découvrir de grands espaces. C’est ce dont il rêve depuis le premier confinement et c’est à cela qu’il travaille désormais, et pas n’importe quels grands espaces: « Roulez sur la Pamir Highway en Asie centrale, une route qui passe par tous les pays en "...stan" à 4600m d’altitude ». Rien que ça ! 

Retour d’ascenseur

Le désormais ancien coureur de N1 passe ses soirées à feuilleter des livres de voyages, à surfer sur le net pour travailler un itinéraire qui devrait le mener de son Morbihan jusqu’au Japon avec une ligne d’arrivée fixée à Tokyo. « J’essaie de mettre de l’argent de côté pour cela, mais il y a tous les soucis liés au Covid 19 à régler, avec des vaccins qui ne sont pas reconnus dans tous les pays. J’espère tout de même entamer mon périple en février 2023. C’est le genre de voyage qui doit vous marquer toute un vie ». Normalement Erwann devrait partir seul, mais l'un de ses copains du peloton des N1, le Rouennais Enzo Anti qui a raccroché également, lui a fait part de son désir de prendre part à l’aventure. Alors affaire à suivre. 

L’apprentissage du haut niveau en 2019 au sein de La Crêpe de Brocéliande - Bodemer Auto. Dur, dur la Sportbreizh ! (photo Steven Martin)

En attendant de finaliser son périple asiatique, Erwann Guenneugues n’en a pas tout à fait fini avec les courses cyclistes. « Je vais aller donner un coup de main comme mécano à La Crêpe de Brocéliande-BLC ou chez Côtes d’Armor l’an prochain s’ils en ont besoin ». Un juste retour d’ascenseur.

Albert LE ROUX

 


 

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