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C'est parti pour la saison 2019 en France !
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Plouay respire

Gurvan Musset

Plouay respire

Coup de massue sur la tête des organisateurs de Plouay, la semaine passée. La rumeur enflait et une annonce de France TV l'avait confirmé : l'épreuve bretonne ne serait plus diffusée au national sur France TV. Et du coup, l'équipe de Jean-Yves Travaux menaçait de jeter l'éponge et de ne plus organiser leur Bretagne Classic. Finalement, la raison (avec une forte mobilisation)l 'a emporté...

 

"Notre accord concernant la Bretagne Classic Ouest-France est arrivé à échéance après l'édition 2018. Nous sommes au regret de vous informer que nous ne pourrons pas poursuivre notre partenariat télévisuel en ce qui concerne la diffusion de cet événement sur les antennes du groupe France Télévisions pour les prochaines éditions."  C'est en ces mots que France TV annonçait au comité de Plouay que la Bretagne Classic ne serait plus diffusée. Bien évidemment, en ce début d'année 2019, Jean-Yves Tranvaux tombait de sa chaise et ne cachait pas son émotion ! "C'est la fin de Plouay !" lançait même Jean-Yves Tranvaux dans la presse et sur les ondes. Des larmes dans les yeux et la voix, le patron de l'organisation évoquait un affront fait à des bénévoles qui se dépensent sans compter pour proposer une épreuve World Tour, pour réunir un énorme budget d'un million d'euros !

Le problème, c'était évidemment l'avenir : pour cette année et surtout pour les saisons suivantes ! Une épreuve de ce niveau qui ne proposerait plus de signal international, qui n'aurait plus de diffusion nationale serait hélas appelée à revoir ses ambitions à la baisse, à ne plus jouer dans la cour des (très) grands. Et il est bien là le problème des organisateurs : même si une organisation n'a rien à se reprocher, même si le rapport UCI est excellent, même si la course est belle, même si le Président de l'UCI habite dans le même département, même si le patron des sports de FTV a des origines bretonnes... Malgré tous ces "même si", les comités ne sont plus à l'abri de la claque et du clap. Exit la prime au mérite !

Mais à l'heure où Jean-Yves Tranvaux respire beaucoup mieux, reste maintenant à connaitre les véritables raisons de cet arrêt envisagé de la diffusion. Car, même si l'heure est à la restriction des budgets et au serrage de ceinture au sein de France TV -y compris au sein du prestigieux service des sports- il est difficile de croire que c'est la seule raison qui pousse FTV à stopper une collaboration lancée en 1991.

Depuis des années, c'est une sorte de leitmotiv : "c'est une demande de la télé". Nous avons régulièrement entendu cette phrase dans la bouche d'organisateurs qui ont tout fait pour s'adapter et répondre aux exigences. Au fil des ans, il a fallu changer de circuit, placer un petite route à l'approche de l'arrivée, rallonger la boucle, effectuer une partie en ligne, placer un puis deux sentiers... En bons élèves, Tranvaux et ses camarades ont écouté et tenté de répondre aux demandes mais visiblement cela ne suffisait pas !  Les audiences TV de Plouay ne sont pas mauvaises mais à un peu de plus de 6 points, on est très loin des 17% de Paris-Roubaix, des 30/40 points des meilleures étapes du Tour de France ou encore du récent revival d'un Paris-Tours "new look".

Plouay a donc réussi à se relever et à convaincre, avec l'aide de nombreux politiques, y compris du plus haut niveau national : la très belle histoire va donc  continuer. Mais gageons que cet avertissement, ce coup de froid, laissera des traces et qu'il engagera le comité de Plouay à réfléchir à une avenir où une épreuve ne dépend pas totalement de la télé. A l'époque du numérique triomphant, Plouay est assez puissant pour y trouver sa place.

GM

 

Guernalec ne s'enflamme pas

Guernalec ne s'enflamme pas

Thibault Guernalec, le néo-professionnel de l’équipe Arkéa-Samsic, a brillé sur l'Etoile de Bessèges. Le Finistérien formé au Team pays de Dinan signe une très belle performance dans le contre la montre final qu'il termine à la douzième place. Thibault est aujourd'hui l’un des meilleurs spécialistes français de cette discipline solitaire... Mais à 21 ans, le jeune breton ne veut pas se contenter de cette qualité incontestable pour réussir son début de carrière.

 

Thibault, avec le recul, comment analyses-tu ton premier contre la montre chez les professionnels ?

Avec le recul, je pense que c’est une bonne performance mais je ne veux surtout pas m’en contenter. Je retiens que j’ai surtout commis deux erreurs pendant la course qui m’ont sans doute coûté le Top 10. Je suis un éternel insatisfait et je sais qu’il y avait mieux à faire. C’est désolant que ces deux ou trois secondes perdues en route me coûtent mon premier Top 10 chez les pros !


De quelles erreurs parles-tu ?

Au passage d’un rond-point, sur une chaussée glissante, j’ai mis les mains aux cocottes et donné un petit coup de frein. J’aurais pu conserver ma position sur le prolongateur et passer sans problème. Puis, dans la côte, il y avait la dérivation ; j’ai vu les motards qui me précédaient l’emprunter et j’ai hésité. En revanche quand le Belge de l’équipe Sport Vlaanderen que je venais de dépasser m’a attaqué alors qu’il avait pris une minute, je ne me suis pas énervé. Je savais que j’allais lui en remettre une !

 


 

Tu as toujours été un compétiteur ?

Ma mère, qui me voyait faire des tours du quartier sur mon vélo, m’a inscrit au club de Châteaulin quand j’avais 7 ans. Au début, tout en continuant à pratiquer le handball, je me contentais de faire les activités de l’école de cyclisme le samedi et j’avais disputé cinq courses dans l’année. Je me suis pris au jeu de la compétition en ayant de bons résultats en étant minime 2. Dans ma famille, personne n’a fait du cyclisme. Seule ma mère se baladait à vélo…
 

Quand ce sport est-il devenu important pour toi ?

Quand je suis arrivé au club Bretagne chez les juniors. Je me suis rendu compte qu’au-delà de la performance physique, il y a l’aspect tactique qui est important et intéressant. C’est l’année où j’ai bénéficié pour la première fois d’un entraîneur. Ce club réunissait les dix ou douze meilleurs juniors bretons et nous faisions des stages pendant les vacances scolaires. Samuel Monnerais et Gaël Le Bellec étaient nos directeurs sportifs et nous disputions les courses sous le maillot du comité de Bretagne. Dans cette équipe, j’étais avec David Gaudu, Valentin Madouas et Alan Riou. Nous sommes tous passés pros.
 

Le plus étonnant est que tu sois passé pro avec Alan Riou la même année et dans la même équipe !

Le jour où l'on a appris qu’on signait tous les deux chez Arkéa-Samsic, ça nous a fait bizarre mais on se connaît bien et tous deux pensons que c’est simplement une continuité de ce que nous avons connu.
 

Quelles impressions te font André Greipel et Warren Barguil ?

C’est quelque chose quand même de débuter dans leur équipe ! Quand j’étais amateur, je voyais Warren s’imposer dans des étapes du Tour de France et André Greipel gagner n’importe quelle course. Passer de l’image de la télé à cette réalité, les côtoyer du jour au lendemain, ça m’a fait bizarre. Puis je me suis rendu compte que ce sont des personnes comme nous. Ils sont simples. Durant le Challenge de Majorque, j’ai fait chambre avec Warren. Il m’a mis à l’aise. Tous deux ont un très gros niveau, ils sont des champions, ce sont des stars du public. Un peu malgré eux, ils ne l’ont pas cherché. Ce n’était pas le sens de leur démarche…

 


Comment t’es venue ta passion pour le contre la montre ?

Chez les cadets 2, j’ai disputé trois chronos, j’ai gagné les trois avant de devenir  Champion de Bretagne en fin de saison. J’ai immédiatement accroché. A l’époque, Fabian Cancellara et Tony Martin me faisaient vibrer. Le vélo de chrono est un très bel engin qui m’a fait rêver. J’ai préféré le contre la montre à la course en ligne. Il s’agit d’un effort individuel, il faut me faire mal tout seul. C’est inné ! Je ne me considère pas comme un champion… Je sais qu’il me faut faire énormément de travail pour élever mon niveau mais dans quelques années, la victoire dans ce chrono de l’Etoile de Bessèges, est accessible. Même si j’en suis séparé aujourd’hui de 40 secondes !
 

Tu as signé trois podiums dans le championnat de France des espoirs (U23) au cours des trois dernières saisons. Est-ce un regret ?

Il y a deux ans j’ai fini deuxième à trois secondes. Au dernier point intermédiaire, avant une descente et une petite portion de plat, j’avais une seconde d’avance. J’ai moins bien fini et j’ai été battu par Alexys Brunel. J’étais dégoûté. J’avais fait une petite erreur dans la descente en ne choisissant pas la bonne trajectoire et en devant donner un petit coup de frein… Bon, on peut refaire la course dix fois, ça ne changera rien.
 

C’est un exercice que tu travailles souvent à l’entraînement ?

Je ne roule pas toutes les semaines sur mon vélo de chrono. L’hiver je le laisse de côté, je ne le regarde même pas... J’ai été sélectionné par mon équipe pour l’Etoile de Bessèges à la dernière minute, je ne l’ai pas travaillé spécialement avant d’y prendre part. Evidemment, avant certaines échéances comme le championnat de France, ce sera différent, je vais faire des semaine de 8 heures avec le vélo de chrono. C’est quand même un effort très particulier. Lundi en rentrant chez moi à Châteaulin, j’avais mal au cou en raison de la position à tenir et c’était pourtant assez court, un effort de seize minutes.

 


Tu sais qu’en général, un bon rouleur peut devenir un coureur complet ?

Je n’y pense pas. Pour le moment, pour faire un chrono au top, il me manque de la ‘’caisse’’. Je suis conscient de tout ce qu’il peut y avoir derrière mais par exemple, un rouleur ne répond pas aux à-coups comme un grimpeur. A chacun sa spécialité mais on a tous une faiblesse. Je connais la mienne et je sais que je ne dois pas me contenter de travailler le contre la montre.
 

Samedi dernier, toujours à l’Etoile de Bessèges, tu as été capable de finir une étape très intense dans le peloton ?

Ça a vraiment roulé très fort dans cette étape. Je me suis accroché, au pied de la dernière côte, je me suis dit ‘’en haut, t’es dans le peloton !’’. Je me suis fait violence. Il faut dire que durant l’étape, j’avais essayé de prendre l’échappée et je l’ai payé en fond de peloton tout le reste de la journée !
 

Quel est ton programme à venir ?

Ce jeudi, j’ai fait une longue sortie conclue par une séance derrière scooter. Je reprends la compétition dimanche dans le Trophée Laigueglia avant d’enchaîner avec Le Samyn (5 mars), le Grand Prix Jean-Pierre Monséré (10 mars), Paris-Troyes (17 mars), le Grand Prix de Denain (24 mars) et sans doute la Semaine Coppi et Bartali (27-31 Mars). En étant stagiaire, la saison dernière je suis déjà allé faire des courses belges. Elles sont différentes, ce ne sont pas les mêmes routes avec les plaques de béton et les pavés mais c’est le métier qui rentre !
 

Te rends-tu compte que dimanche dernier, on a parlé de toi pendant une heure à la télé ?

J’en suis bien content parce que c’était pour une bonne performance. L’an dernier, lors du championnat de France élites du contre la montre, on avait parlé de moi pendant deux heures parce qu’une erreur de chronométrage m’avait placé devant Latour, le champion de France en titre, au pointage intermédiaire. A Bessèges, c’était de la bonne pub, sans erreur de chrono.

 

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