• Votre courriel
    Votre mot de passe
  • Partager sur

Sportbreizh - Le site du vélo en Bretagne - Tout le cyclisme et le cyclotourisme en Bretagne

 

67 889358997.jpg
C'est reparti !
OK
Bloavezh mat ! Meilleurs voeux !

Gurvan MUSSET

Bloavezh mat ! Meilleurs voeux !

Une fois de plus, sportbreizh vous souhaite une excellente année ! Voilà 10 ans que nous vous accompagnons et ce n'est pas fini...

 

10 ans de passion

Créé à l'époque des championnats de France de Saint-Brieuc, le site sportbreizh.com voulait offrir un média dédié aux fans de vélo en Bretagne. Mais nous voulions aussi contribuer au dynamisme du cyclisme breton.

Depuis, nous avons grandi et l'équipe de sportbreizh poursuit sa route. Il y eut le site puis la course élite, le team junior, le challenge, sans oublier les championnats de France de l'Avenir, la coupe de France DN1 et notre contribution à la création d'une équipe espoir... Tout cela en seulement dix ans !

2019 a été l'année de la création de notre sportbreizh akademi. Nous contribuons désormais à former les jeunes qui veulent apprendre le métier de journaliste.

 

10 ans de bénévolat

En 2020, nous poursuivons notre chemin en renforçant les bases de notre équipe totalement bénévole ! Il est important de rappeler que sportbreizh, c'est avant tout le rassemblement de bonnes volontés qui veulent partager leur passion. Sans salaire !

2020 sera l'année de la relance active du Challenge Sportbreizh et nous en reparlerons dans les jours qui viennent. En juillet, nous vivrons aussi la première édition de notre sportbreizh des juniors, les 11 et 12 juillet.

Et nous n'avons pas l'intention de nous arrêter en si bon chemin...

 

Toute l'équipe de sportbreizh se joint à moi pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2020 !

Bloavezh mat.

 

 

Photo Gurvan Sévenou

La Sportbreizh Juniors se déroulera sur deux jours dans le Finistère, les 11 et 12 juillet. Comme sa grande soeur du mois de juin, elle se veut ...
Yeeees, c'est déjà reparti ! (photo de Sirotti  pour Sportbreizh)Un nouvel arc-en-ciel sous le soleil autralien (photo de Sirotti  pour Sportbreizh)Présentation du B&B Hôtel Vital Concept: vers le Tour 2020 !  (photo de Steven MARTIN)Le VCP Loudéac 2020: priorité à la jeunesse. (photo de Steven MARTIN)
C'est un rendez-vous traditionnel et très attendu : la 18ème VTT de Plouaret sera organisée le ...
Louis l’ostéo raccroche le boulot, pas le vélo !

Louis l’ostéo raccroche le boulot, pas le vélo !

Louis Morvan, l’ostéopathe de nombreux cyclistes costarmoricains, a décidé de mettre ses mains expertes au repos après 53 années de travail. Portrait d’un homme droit qui, pendant des années s’est évertué à remettre d’équerre les corps tordus par le travail, à rendre leur souplesse aux muscles meurtris des cyclistes et des coureurs à pied.

 

Il nous accueille dans sa maison située dans un quartier de Saint-Brieuc. Louis Morvan, 81 ans, rentre tout juste d’une séance de course à pied. Il nous installe dans les fauteuils confortables de son salon, en nous proposant une tasse de thé : « J’ai souvent, pour ne pas dire toujours, refusé les sollicitations de la presse qui cherchait sur certaines compétitions de course à pied un « atypique ». Alors bon… je ne sais pas si je suis atypique… ».  Ses paroles furent donc rares, Elles sont donc précieuses. Nous ouvrons grand nos oreilles.

Louis Morvan possède la plus belle des élégances, celle qui s’obtient avec le temps. Cette élégance faite d’un savant mélange entre compétences, discrétion et générosité. A la sortie d’un soin, Louis ne disait jamais « A bientôt » mais plutôt « Prends soin de toi et appelle en cas de coup dur ! » car comme il dit : « Le plus souvent si tu viens c’est que tu as un pépin ». Il aime son travail, les gens et les sportifs en particulier, c’est d’ailleurs pour cela qu’il a attendu ses 81 ans pour se retirer. À quelques encablures de la retraite, quand beaucoup comptent leurs trimestres pour dire au revoir au monde du travail, lui a continué à masser, soigner, ré-éduquer les muscles fatigués, les articulations douloureuses, les dos cassés.

 

Des fiches cartonnées

 

Après son bac, en 1957, il s’engage pour trois ans dans l’Armée. « J’ai fait une prépa militaire Air à Quimper. Je suis devenu Sergent d’active dans l’aviation, contre l’avis de mon père qui avait fait la guerre, il avait passé cinq ans en Allemagne. » Après ses 36 mois sous le drapeau tricolore en pleine guerre d’Algérie, il retourne à la vie civile et devient instituteur pendant un an, avant de monter à Paris pour ses études. Il intègre l’école de kinésithérapie de Saint-Denis. Là-bas, il découvre de plus près le cyclisme de haut niveau et notamment la piste. « Je courais à pied mais j’allais au vélodrome voir les courses, car je m’intéresse à tout ! »  Louis sympathise avec un cador de l’époque, un certain André Gruchet, coureur professionnel de 1964 à 1968, spécialiste de la vitesse dont il sera plusieurs fois champion de France et médaillé de bronze au mondiaux : « C’est la première personne que j’ai soignée, j’ai retrouvé sa fiche dans mes affaires.»  Louis est méthodique et note tout ! Des centaines de fiches cartonnées écrites à la main sur chacun de ses patients. Marie-Françoise, son épouse, nous le confirme d’ailleurs : « Aujourd’hui encore il note des choses sur l’alimentation, l’entrainement. Il a toujours des papiers qui trainent ! »

 

Installation à Saint-Brieuc

 

Après ses études, Louis revient en Bretagne et travaille « chez Monsieur Le Berre » qu’il nomme toujours avec beaucoup de respect. Un cabinet briochin reconnu à l’époque. « Là, j’ai appris énormément ». Des agriculteurs au dos abîmé, des joueurs du stade Brestois qui venaient le lundi après leur match... Et le vendredi, c’était les cyclistes. « Un sportif, quand il est blessé, je considère que ce n’est plus un sportif. Quand tu es blessé, tu es comme tout le monde, tu as besoin de soins. Mais les sportifs sont plus faciles à soigner car il prennent soin de leur corps. Chez les cyclistes, c’est souvent les genoux que j’ai eu à soigner, surtout chez les jeunes. Au-delà du soin, j’aime trouver la cause. C’est souvent des manivelle trop longues, un vélo trop grand… Le genou, c’est aussi une articulation exposée au froid quand tu pédales. » 

 

 

« L’entrainement c’est 50% de la performance, mais il y a tout le reste aussi, l’hygiène de vie bien sûr, bien manger, bien dormir, l’équilibre de vie, et la volonté. Tout cela, ça se travaille. »

 

 

En 1984, Louis prend son indépendance et ouvre son cabinet d’ostéopathie dans le centre de Saint-Brieuc. À l’arrière d’une cours d’immeuble, au sommet de quelques marches qui réveillaient souvent dans les muscles ou les articulations la raison de sa venue, le sportif savait pouvoir compter sur un praticien méticuleux. Son cabinet était sobre, mais pratique. Pas de décoration superflue, pas de photo des sportifs passés entre ses mains, même si certains d’entre eux se sont illustrés au plus haut niveau international. Un bureau, trois chaises, une table de massage et une bienveillance de tous les instants. « Le corps humain est passionnant ! C’est un ensemble, de la tête aux pieds tout est lié. Quand tu manipules quelque-part, tu engendres autre chose ailleurs. Et puis il y a les biorythmes, c’est intéressant à regarder ça ! Quand il sont tous au plus haut, tu es fort physiquement et tu es fort dans la tête. C’est là que tu gagnes des courses. »

 

Sébastien Hinault

 

Avec le temps, le prénom de Louis a circulé dans les pelotons : « En étant moi-même cycliste, les coureurs voyaient que je savais de quoi je parlais. On pouvait discuter nutrition, ou matériel. »  Bien au-delà de son métier, il est passionné par l’entrainement et la recherche de performance. « Certains vont m’en vouloir si je dis ça, mais un champion c’est quelqu’un qui sait s’entrainer seul et qui se connaît. L’entrainement, c’est 50% de la performance, mais il y a tout le reste aussi : l’hygiène de vie bien sûr, bien manger, bien dormir, l’équilibre de vie, et la volonté. Tout cela, ça se travaille aussi. »

Evidemment on veut savoir parmi tous les cyclistes qu’il a soignés, lequel l’a le plus marqué : « Sans hésitation, Sébastien Hinault ! Je l’ai soigné de ses 18 à ses 40 ans. Avec Sébastien on s’entend bien. Il était courageux, costaud, il parlait peu mais il ne disait pas de conneries et il ne critiquait jamais personne. Il était respecté de ses leaders, notamment de Thor Hushovd » et l’hommage au directeur sportif du team Arkéa Samsic se poursuit : « Seb, il était dur au mal, c’était un guerrier. Il aimait bien courir en Belgique. Le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, tout ça c’était son truc. En 2010, il nous a fait plaisir, d’ailleurs on a la photo. » Le Breton termine neuvième de l’Enfer du Nord.

 

Coureur de 3 et 4

 

Louis l’ostéo et Louis le sportif sont indissociables. Sa réputation s’est forgée en parallèle de ses performances sportives remarquables. Physique de quinquagénaire affuté et motivation de cadet, le niveau sportif de l’octogénaire inspire le respect. « J’ai tout le temps fait de la course à pied, depuis les cadets. Aujourd’hui je cours encore cinq fois par semaine. Le cyclisme c’est venu bien plus tard ». Il commence par prendre une licence à l’Union Cycliste Briochine : « Je courais en 3 - 4 une vingtaine de week-ends par an, souvent dans les vingt premiers, jamais vainqueur.  Je ne m’entrainais pas assez, car je n’ai jamais délaissé mon travail au profit du vélo. »

Louis se souvient aussi du jeune Bernard Hinault : « A Coëtlogon, il nous a mis deux tours !  Dans la bosse, il montait assis en souriant, alors que nous, nous cravachions en danseuse ! C’était un sauvage, un costaud, il avait la classe ! »

 

Paris-Brest-Paris en 44h 24mn

 

Plus tard, il découvre le cyclo et les épreuves d’endurance. Ses résultats sont tout simplement impressionnants. Louis participe à cinq Paris-Brest-Paris entre 1971 et 1987, tous finis, dont 4 dans les 10 premiers ! En nous expliquant sa préparation et son organisation, cela passerait presque pour une promenade facile. Des bidons de thé au citron au mini-sandwich au jambon, il est un adepte des choses simples. Côté entrainement, Louis aime rouler seul : « Deux mois avant le Paris-Brest, je faisais de grosses séances. Debout à 5h, départ 5h45, et en route pour 200 bornes le matin, puis 70 kilomètres en fin de journée avec des séries de trois fois 15 km à bloc. Entre les deux, on allait à la plage l’après-midi avec les enfants mais je dormais sur le sable ! »

Dans sa tête, Louis est resté un compétiteur : « Le sport c’est la compétition, le reste c’est du loisir ! » En 1975, il termine quatrième de Paris-Brest-Paris en 44h 24mn : « J’ai calculé que j’avais mis 23 minutes de moins que le vainqueur de cette année », précise-t-il, comme satisfait d’un devoir accompli. À son actif également, deux diagonales : Brest-Perpignan et Brest-Strasbourg. « J’allais à Brest en train et je faisais un colis avec mes affaires que je déposais à la Poste pour les avoir à mon retour. » Le périple vers la capitale alsacienne fut bouclé en 70 heures : « J’avais fait une première étape de 625 km, un méchant truc ! Mais j’aimais bien, je faisais mon itinéraire à l’avance. Je gérais ma bouffe, ça c’est important ! »

Avant de se quitter, Louis nous fait descendre à la cave : « Ça, c’est mon tapis de course. C’est le cadeau de mes 80 ans. »  Au mur, une housse noire attire notre attention, Louis la décroche et l’ouvre :  « C’est le vélo que je me suis acheté chez Seb (ndlr : le magasin de cycle de Sébastien Hinault). Il relance fort. Il vire bien. C’est un super vélo ! Il fait 8 kilos tout juste. Là c’est mon home-trainer, j’accroche ma serviette ici et c’est parti pour une 1h 30mn ! Regarde ! Mains en bas du guidon, ma meilleure position ».

En partant, nous remercions Louis pour son accueil en lui souhaitant bon courage pour ses objectifs à venir.
Merci Louis, merci d’avoir pris soin de tous ces cyclistes dont la presse relate les exploits du dimanche. Il était grand temps de te rendre hommage. Bonne retraite Monsieur Morvan. 

 

Steven MARTIN

(Sportbreizh Akademi)

 

Un maillot jaune (très) en difficulté, des crevaisons, de la poussière, la mer et des équipes à la planche... Voilà de quoi vous mettre l'eau à la ...
Retour à Silvelle en Italie, non loin de Venise, pour revivre la victoire de Mickaël Crispin : le Finistérien est champion d'Europe de cyclo-cross ...
Abonnés
La Sportbreizh - Trophée France Bleu ...
La Sportbreizh - Trophée France Bleu ...
La Sportbreizh - Trophée France Bleu ...
EXCLU SPORTBREIZH - La fabuleuse ...
Dernier retour à Quelneuc
Vital Concept Cycling Club: la soirée ...
Vern-sur-Seiche: les hermines pour Boulo
Championnats de Bretagne de ...
2017: l'émission spéciale "la ...
2015: l'émission spéciale "la ...

Mentions légales | Designed by diateam | Powered by diasite