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La Sportbreizh, les 17, 18 et 19 juin 2022
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Lanarvily, quelle histoire !

Gurvan MUSSET

Lanarvily, quelle histoire !

Né en 1934 comme Jacques Anquetil et Brigitte Bardot ! C'est ainsi que Jean Le Hir donnait son année de naissance. Alors que le Vicomte du Mingant de Lanarvily vient de quitter ce bas monde, nous ne résistons pas à l'envie de vous faire redécouvrir un billet rédigé à l'issue des championnats de France organisés en 2011 du côté de la plus célèbre des vallées bretonnes. Histoire de se rappeler que le Lanarvily de Jean, c'était bien plus qu'une course !

 

Vous pensez certainement que je serai dans quelques lignes le énième journaliste à faire l’éloge voire la dithyrambe ô combien méritée de ce petit village léonard qui a su, depuis 1958, se faire une place dans le monde du sport international... Non ! Je vais faire mieux : rappelez-vous, nous sommes aux lendemains du France 2011 et je vous proposais ce retour au Mingant. Mais une chose est certaine, la course 2014 puis la finale du Challenge National devaient aussi nous offrir leur lot de belles histoires et d'anecdotes formidaaaaaaables comme disait Jean. 

Par ce beau lundi de janvier 2011, à l’heure où Madame Mourey tentait en ronchonnant de dénicher une place dans une penderie déjà surchargée, au moment où Patrick le Her, talentueux successeur de Maitre le Hir, remettait ses bottes pour la énième fois, à l’instant même où Geneviève de Fontenay et la jolie frimousse de Miss Nationale retrouvaient les salons parisiens et un thé blanc à la mandarine, un miracle se produisit à Lanarvily !

On le sait, chaque année, en un week-end de fête, le grand livre du Mingant s’enrichit de quelques pages supplémentaires et surtout de croustillantes anecdotes «made in Lanarvily et nulle-part ailleurs». Et 2017 ne fit pas exception à la règle...

Un exemple datant de 2011 ? A l’heure du protocole, Daniel Mangeas annonça que le VTT, vélo premier lot de la sempiternelle tombola était remportée par Jipé M. de Lannilis... Cette annonce a priori anodine déclencha le fou-rire de quelques spectateurs. Et l’on apprit par la suite que Monsieur M. père, n’ayant jamais gagné la moindre queue de cerise à une tombola avait tout de même pris un ticket en y inscrivant le nom de son plus fidèle compagnon. Et c’est ainsi que le rutilant vétété fut remporté par un chien de race encore inconnue en Europe occidentale ! Ce lauréat à puces pouvait donc rentrer à Lannilis à vélo, via quelques ribins indiqués derechef par un grand sorcier à lunettes et cheveux longs... (Des sentiers par ailleurs fort utiles au soir d’un dimanche passé dans la vallée du Mingant !) S’il n’est pas trop cabot, Mourey acceptera d’ailleurs de se mesurer à Jipé : gageons que pour battre le nouveau champion, il éprouvera un mal de chien !

Voilà pour l’anecdote ! Même si elle est authentique, cette gentille plaisanterie n’est que roupie de sansonnet : je m’égare et vais séance tenante passer à l’essentiel... L’événement qui bouleversa l’académie des sciences, le phénomène qui décontenança le Vatican, la nouvelle concurrence qui incommoda le maire de Lourdes et ses ouailles ! Au lendemain de la course, les bénévoles démontaient, lavaient, astiquaient et rangeaient; ils découvrirent aussi un lot de trousseaux de clefs, de paires de lunettes, de portables, de chupens crottés ou encore de pauvres bottes abandonnées. Mais en cette année 2011, l’un des dévoués travailleurs, face à l’une des buvettes, mit la main sur... un déambulateur !

OUI, rendez-vous compte ! Ne craignant pas la boue et les trop bonnes rencontres, un homme avait, clopin clopant gagné le Mingant pour se joindre au traditionnel pèlerinage de janvier. Et soudain, grâce à St Jean le vicomte, à St Patrick le second et à Ste Geneviève des sous-bois, ce fidèle avait pu se redresser et s’en retourner en oubliant en plein champ son encombrante béquille ! Voilà donc la rumeur ou plutôt l’histoire -et bientôt la légende- qui court le Léon depuis des années. Certes, je n’ai hélas pas été témoin du prodige mais je me devais de vous en faire part.

Quant à celui, mécréante mauvaise langue, qui prétend que seule une bien connue boisson anisée très appréciée de certains à Lanarvily serait à l’origine du miracle et du retour à la maison sans le déambulateur, nous ne saurions lui accorder un quelconque crédit !

Alléluia, allez Francis et surtout allez Jipé !

Gurvan Musset, pèlerin dévoué 

 

Olivier Le Gac « Je n’ai pas renoncé à la victoire »

Olivier Le Gac « Je n’ai pas renoncé à la victoire »

A l’issue des classiques, Stephan Kung et Valentin Madouas peuvent dire un grand merci à Olivier Le Gac. L’équipier modèle de la Groupama FDJ a joué un rôle déterminant dans les bons résultats de l’équipe. Il lui reste désormais à trouver l’opportunité pour épaissir un palmarès qui ne compte pour le moment qu’une victoire.

La campagne des classiques de printemps s’est terminée dimanche 24 avril par Liège-Bastogne-Liège. Un podium sur le Tour des Flandres pour Valentin Madouas, une neuvième place pour Laurent Pichon sur Paris-Roubaix, si l’on rajoute la présence aux avants postes de Warren Barguil, 3e de la Flèche Brabançonne, 9e de la Flèche Wallonne, et 15e de Liège-Bastogne-Liège, rarement le cyclisme breton n’avait été autant à la fête. 

Au moment où Warren franchissait la ligne d’arrivée à Liège ce dimanche 24 avril, un autre coureur breton, Olivier Le Gac bouclait une petite semaine de vacances du côté de Séville en Espagne. Un repos bien mérité, car si le Finistérien n’a fait aucun podium ni de top dix sur ces courses d’un jour, il s’est une nouvelle fois révélé comme l’équipier majeur de l’équipe Groupama - FDJ, présent sur la quasi-totalité des épreuves. 

Sur le pont dès le dernier week-end de février, il finissait dans le peloton à 1 mn 30 de Wout Van Aert, vainqueur du Het Nieusblat le samedi. Le dimanche, il terminait dans le même temps que Fabio Jakobsen, premier sur Kuurne - Bruxelles - Kuurne. Le 25 mars il était aligné au Grand Prix E3 (23e), le 30 mars sur A travers la Flandre (18e). Le 3 avril, après avoir travaillé pour ses leaders Valentin Madouas (3e) et Stephan Kung (5e), il finissait le Tour des Flandres en 31e position. Une semaine plus tard à l’Amstel Gold Race, une nouvelle fois fidèle équipier de Kung (8e) et de Madouas (14e), il terminait 28e. Enfin le 17 avril, pour couronner ces presque deux mois de classiques, il était le 28e coureur à franchir la ligne sur le vélodrome de Roubaix après avoir réussi à remettre en orbite Stephan Kung (3e), piégé en début de course comme d’autres favoris par un groupe de 70 coureurs.

De retour chez lui à Daoulas après un actif début de saison puis une petite pause, le Finistérien nous fait le bilan de cette campagne de printemps en pensant déjà à l’été.

Olivier Le Gac n’a pas levé les bras depuis le 13 mai 2018, mais, bien évidemment, il n’a pas renoncé à la victoire !

Alors Olivier, ces petites vacances en Espagne ont-elles été bonnes ?

"Elles étaient les bienvenues. J’ai pu me reposer, décrocher, même si j’ai un peu suivi ce qui se passait sur les courses, avec la victoire d’étape de Thibault Pinot sur le Tour des Alpes notamment. J’ai repris le vélo hier (lundi 25 avril). J’ai fait cinquante bornes. "

Quel est votre sentiment après cette campagne de classiques ?

"Je suis content pour l’équipe qui a obtenu de bons résultats avec deux podiums sur les deux courses les plus importantes, le Tour des Flandres et Paris - Roubaix. Même si nous n’avons pas gagné, notre équipe a été parmi les formations les plus au vue sur les classiques. Quant à moi, j’ai bien protégé mes leaders. "

On sent qu’il ne manque pas grand-chose pour que vous soyez devant pour accompagner les meilleurs. En tant qu’équipier vous ne bénéficiez pas d’un bon de sortie ? C'est évidemment la question que tous vos supporters se posent !

"Si, si, j’ai aussi mon bon de sortie, comme les autres coureurs. Seulement, ce sont les circonstances de course qui décident. Je suis encore un peu juste sur la fin pour être avec les meilleurs et peut-être jouer la gagne sur les épreuves les plus longues. "

Pourtant, cette année vous avez affiché une présence constante sur la quasi - totalité des courses. Qu’est ce qui a changé ?

"Je suis désormais entraîné par Nicolas Boisson. J’avais sans doute besoin d’évoluer, de me donner un coup de pied aux fesses. J’ai enchainé les stages cet hiver. L’idée, c’était de se donner les moyens de progresser encore. Je crois avoir franchi un nouveau palier. Et puis il y a aussi l’expérience de huit années chez les professionnels. "

Vous faisiez partie du train d’Arnaud Démarre, votre rôle semble avoir évolué.

"Oui, depuis deux ans je ne fais plus partie du train qui amène Arnaud dans les sprints. D’ailleurs nos programmes de course ne sont plus les mêmes. J’avais besoin de bouger. J’ai aujourd’hui plus de libertés. Maintenant c’est à moi de trouver l’ouverture. "

 

« Si ce n’est pas le Tour de France, ce sera sans doute la Vuelta. Il y a encore de très belles courses d’ici la fin de la saison. La motivation est toujours la même. »

 

Parmi tous les coureurs des classiques que vous avez côtoyés ce printemps, lequel vous a le plus impressionné, Van Aert, Van Der Poel ?

"Pas forcément eux. J’ai plutôt envie de citer Valentin Madouas qui a été présent tout le temps. Il a vraiment été impressionnant dans le final du Tour des Flandres et il peut nourrir de grandes ambitions à l’avenir. "

Laquelle de toutes ces classiques préférez-vous ? 

"Le Tour des Flandres. Ça tourne dans tous les sens, il y a les pavés, les monts. Et puis l’ambiance sur le bord de la route est incroyable. Lorsque j’aurais mis un terme à ma carrière, la première course sur laquelle je me rendrai en tant que spectateur, ce sera celle-là. "

Il y a un autre Finistérien qui a fait un superbe Paris - Roubaix, c'est Laurent Pichon !

"Et oui, c’est mon compagnon d’entrainement. Nous en avalons des kilomètres ensemble chaque saison. Il n’avait participé qu’à un seul Paris-Roubaix jusqu’à présent. Nous en avions parlé plusieurs fois avant le départ. Je lui avais donné quelques conseils, d’essayer de rester à l’avant du peloton avant les premiers pavés, voire de prendre une échappée matinale. Il a toujours été dans le bon tempo, puis il a réussi à rester avec les meilleurs. J’aurais dû m’appliquer les conseils que je lui avais prodigués et je n’aurais pas couru à contre sens comme nous l’avons fait à la Groupama - FDJ pendant une partie de la journée. "

Alors que vous êtes considéré comme faisant partie des meilleurs coureurs du peloton français, une seule victoire au palmarès en huit années chez les professionnels, une étape aux 4 jours de Dunkerque en 2018 , n’est-ce pas un peu frustrant ?

"Je n’ai pas renoncé à la victoire. Je n’étais pas loin de la gagne sur le Tro Bro Leon l’année passée. C’est une course que j’apprécie beaucoup, même si cette année je n’y participerai pas. Il y en a d’autres. Par exemple, chez Groupama - FDJ, le championnat de France sur route constitue chaque année un objectif important. Porter le maillot bleu blanc rouge pendant une année, ça fait rêver. Ce sont des courses qui sont dans mes cordes, il me faut saisir l’opportunité quand elle se présentera."

Olivier le Gac aime aussi les grands tours. Ici échappé dans la 17e étape sur les routes escarpées de Galice sur la Vuelta 2021. (Source Groupama-FDJ).

Quel est votre programme pour les semaines et les mois qui viennent ?

"Du 10 au 25 mai, je serai en stage en altitude à Tenerife pour préparer des courses comme le Dauphiné et le Tour de Suisse avec l’objectif d’être sélectionné pour le Tour de France. Je suis sur la pré-liste. Mais nous sommes cinq ou six coureurs pour trois places encore vacantes. Si ce n’est pas le Tour de France, ce sera sans doute la Vuelta. Il y a encore de très belles courses d’ici la fin de la saison. La motivation est toujours la même."

 

Propos recueillis par Albert LE ROUX
 

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