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          • "On vient pour gagner. Cela me parait légitime ! On aligne une équipe pour jouer le classement général. On a fait le choix de ne pas se focaliser sur les étapes et l'objectif, évidemment, c'est le généra".
          • Stéphane Heulot nous dit tout
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          • Stéphane Heulot nous dit tout
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          • LES OBJECTIFS : « Nous aurons les dents longues ! »

            "On vient pour gagner. Cela me parait légitime ! On aligne une équipe pour jouer le classement général. On a fait le choix de ne pas se focaliser sur les étapes et l'objectif, évidemment, c'est le général. On a conscience qu'il s'agit d'une classe 2 et qu'à six coureurs ce n'est jamais facile de gérer ce genre d'épreuve mais on vient bien pour gagner. Le Tour de Bretagne est une course intéressante et le général nous intéresse. Je suis attaché à cette course et nous aurons les dents longues. La Coupe de France est le fil rouge de notre saison, le Critérium International et les Quatre Jours de Dunkerque nous tiennent également beaucoup à coeur mais le Tour de Bretagne, je l'ai dit, est une course à laquelle je suis très attaché.

            LE PARCOURS : « Cela pourra se jouer à tout moment »

            "J'ai reconnu certaines étapes en début de semaine. Seul ou avec Nicolas Guillé. Je trouve le parcours très bien dessiné ce qui n'était pas toujours le cas auparavant. J'avais dit, par exemple, à Christophe Fossani que je ne voyais pas trop l'intérêt de monter la Vallée verte si loin de l'arrivée, l'an dernier... C'était de l'esbrouffe, cela ne faisait que bloquer la course. Cette fois, c'est différent : même si ce toujours les coureurs qui font la course, le parcours est intéressant. J'ai reconnu les étapes de Saint-Cast, Perros, Douarnenez, et Ploeren. J'ai fait le tour (rire...).
            Cela pourra se jouer à tout moment. J'ai encore besoin de travailler sur l'opposition mais c'est très intéressant. Chaque étape va apporter son lot de pièges et stratégiquement, on va essayer de la jouer fine... Sans non plus se poser beaucoup de question. Je ne peux pas dévoiler tout ce que j'ai en tête mais il y a beaucoup de chemin à parcourir avant le contre-la-montre de Douarnenez qui sera évidemment crucial. Avant cela, il y aura de quoi faire, il y aura de quoi tenter des choses. Le parcours, même s’il n'y a pas d'étape clé, est très inspirant. En terme de gestion de course, il y aura possibilité de mettre des choses en place sur chaque étape et c'est cela qui est intéressant. Après, tout dépendra des conditions climatiques, du vent..."

            L'OPPOSITION : « Je ne pense pas qu'il y ait d'individu du style Boasson-Hagen ou Boom dans le plateau ! »

            "Je n'ai pas encore trop regardé le plateau... J'essaye surtout de me renseigner sur les équipes étrangères. Elles possèdent souvent de très très bons éléments. Maintenant, je ne pense pas qu'il y ait individu du style Boasson-Hagen ou Boom dans le plateau. D'un autre côté, on va peut-être découvrir des talents, c'est aussi le rôle du Tour de Bretagne. C'est la raison pour laquelle, il faut arriver avec plein d'humilité sur la course. Il ne faut surtout pas arriver avec un complexe de supériorité. On arrive avec des ambitions mais c'était également le cas sur le Tour de Normandie et on ne l'a pas gagné. J'attends une course débridée. Je suis, par exemple, ravi de ce qui s'est passé dimanche sur le Tro Bro Leon et à la limite, je préfère que l'on s'incline avec les armes. Sur le Tro Bro, on a rien laissé au hasard, on a généré de la stratégie, on a généré du mouvement, les garçons ont été hyper appliqués. Cela n'a pas voulu sourire mais nous avons été à la hauteur".

            LA PRESSION : « Il ne faut surtout pas compter sur nous pour prendre la course en main »

            "On ne l'a jamais eu et ce n'est certainement pas aujourd'hui que cela va commencer. On est attendu mais notre début de saison est plus que faste. On a le droit de se faire battre; c'est arrivé et ça arrivera encore. Je ne me vois pas du tout comme l'équipe leader. Il ne faut surtout pas compter sur nous pour prendre la course en main. Certains vont peut-être être surpris mais nous n'aurons que six coureurs sur le Tour de Bretagne et l'épreuve ne se conjugue pas comme sur une autre course où les responsabilités sont partagées par tout le monde.

            On a conscience que l'on va se retrouver avec des équipes qui attendent beaucoup de nous mais là, ce sera l'enterrement de première classe. Et s’il y a enterrement de première classe, on se rabattra sur d'autres objectifs. Il ne faudra pas compter sur nous pour prendre le peloton en main et cadenasser la course. Ça n'a jamais été ma philosophie, jamais été dans les habitudes, j'ai horreur de ce genre de comportement. Du mouvement, du mouvement, du mouvement..."

            UN MATCH AVEC BRETAGNE-SCHULLER ?  « La grande erreur pour les deux équipes, serait de se calquer l'une sur l'autre »

            "Absolument pas. C'est une équipe comme une autre. Tant mieux pour eux qu'ils aient relevé la tête parce qu'ils étaient bien bas. Maintenant, c'est une équipe importante, intéressante et heureusement qu'elle est là parce qu'il faut de l'opposition sur une belle course. Mais je ne fais pas de lutte intestine vis-à-vis d'eux. Tant mieux pour eux, ils surnagent. Ce n'est jamais facile de traverser les moments qu'ils viennent de traverser. Maintenant, j'ai suffisamment à faire de m'occuper de mes coureurs. Ils vont avoir une stratégie sur la course, on va essayer de la lire. J'espère simplement qu'elle sera un peu différente de celle que j'ai pu constater sur certaines courses, à savoir un Besson, un Bretagne et on ne roule pas avec les Besson. Ça a encore été le cas sur le Tro Bro avec Delpech. C'est un peu épuisant, c'est un peu fatigant... Maintenant, chacun adapte sa politique sportive et stratégique.

            Cela dit, ce qu'a fait Delpech dimanche, j'ai trouvé ça très moyen. Ce sont des choses que les coureurs sauront régler en temps et en heure sur le vélo. Bretagne-Schuller aura un leader désigné avec des coureurs autour, nous non. C'est toute la différence avec eux, on donne toujours priorité à l'offensive. On n'est pas sur un schéma de leader, c'est trop dangereux de fonctionner comme ça. On a des valeurs dans l'équipe, celles de gagner ensemble et que chacun peut grandir à sa vitesse. Jimmy Engoulvent, par exemple, saura se remettre dans l'ombre d'un autre coureur de l'équipe si celui-ci a pris des points pour le général. Le Tour de Bretagne est une course incontrôlable. La grande erreur pour les deux équipes, serait de se calquer l'une sur l'autre. Je pense que le vélo n'a pas besoin de cela. Au contraire, on a besoin de voir du mouvement. La gagne c'est une chose mais je vibre moins à la victoire de Casper à Camembert où ce sont les autres qui nous font gagner que sur le Tro Bro Leon où on a appliqué le tableau noir sur le terrain. C'est ça qui me donne cette fibre, cette passion pour ce que je fais".

            LE TRO BRO LEON : « On méritait de gagner »

            "Je n'étais pas du tout déçu à l'arrivée. J'étais désolé pour Yannick (Talabardon) mais je n'étais absolument pas déçu du comportement de l'équipe. Il y a déçu et regrets... Yannick méritait amplement sa victoire et j'ai suffisamment de témoignages pour pouvoir le dire ouvertement ! Mais les gars m'ont donné un tel plaisir à moi et à tout le staff... On avait tout reconnu, on n'a loupé aucun secteur. On n’a pas perdu de coureur sur crevaison ou sur une erreur. On avait tout préparé au mieux. Après, c'est davantage des interrogations : pourquoi Frédéric Guesdon s'est-il mis à rouler dans le final alors qu'il n'avait plus de sprinters devant, le fait que Martias « pète » etc... Je ne peux pas être déçu par le Tro Bro Leon. Nous avons réalisé une course pleine et la gagne c'est toujours une conséquence de ça. On méritait de gagner et ça suffit. Je reprends l'expression du patron de Sojasun : "Stéphane, c'est une équipe comme ça que l’on veut. C'est notre équipe, c'est notre signature, ce sont nos valeurs". On va continuer d'être comme le lait sur le feu : imprévisible".

            LES DÉBUTS DE L'EQUIPE : « On ne laisse rien au hasard »

            "Si on prend la chronologie des choses, je pense que le recrutement a été très très bien pensé. On a été très bien informé sur les coureurs que l'on a pris et heureux de s'être écarté de certains autres. Le groupe s'est construit, nous y avons mis de l'huile. Nous travaillons au cas par cas dans un esprit très collectif. Nous avons essayé de mettre en place avec nos moyens, des moyens qui ne sont pas énormes, une stratégie de performance. C'est à dire que l'on ne laisse rien au hasard. C'est forcément un gros investissement, c'est de l'argent, c'est du temps...

            Je prends le cas du Circuit de la Sarthe qui arrivait après la Route Adélie où nous avons fait venir un biomécanicien. Nous n'avons pas les moyens d'aller en soufflerie mais nous avons pu développer un logiciel qui nous permet d'approcher à moins de 2% la marge d'erreur entre une soufflerie et ce que l'on peut faire. Nous avons travaillé sur la position de chaque coureur, nous avons fait du terrain, du visionnage vidéo et quand on voit Engoulvent gagner trois jours après le chrono du Circuit de la Sarthe pour une demi seconde, on a la prétention de dire que cette demi seconde, c'est nous qui la lui l'apportons. C'est ce qui fait basculer du bon côté. Nous avons, autre exemple, une totale complicité avec notre fabricant de vélo. Nous travaillons chaque point de détail; quand j'ai mis l'équipe en place, je me suis battu pour avoir le meilleur matériel et je pense sincèrement que l'on approche du top. L'outil de travail est essentiel, on ne doit pas être en train de réfléchir sur un chèque dans la mesure où nous avons telle ou telle marque. J'ai demandé du matériel de haute performance, de haut-niveau et nous l'avons. Le fait de travailler avec Alain Groslambert (consultant en psychologie) nous donne également une approche du sport de haut-niveau complètement à l'opposé de ce que je pouvais imaginer. Avec Nicolas (Guillé), on adhère à son discours. Il nous apporte un autre aspect de la gestion et de la préparation du briefing, sur les mots à dire dans les oreillettes, également.

            Les gars, pour résumer, ont adhéré à notre projet. Tout simplement. Nous avons parlé une bonne fois pour toutes du salaire de chacun. Je peux vous dire qu'il n'est pas énorme mais ce n'est pas l'argent qui fait avancer nos coureurs et aujourd'hui, personne ne veut partir. On a tous envie de grandir ensemble. Un millier de détails mis bout à bout nous ont permis de réussir ce début de saison. Les résultats ne sont que la conséquence de notre politique. J'ai cette conviction que tout s'inscrit dans la continuité".

            2010 : « On va probablement monter à 18 coureurs »

            "La saison prochaine est pratiquement actée. Je ne peux pas en dire plus. On va sans doute expliquer les choses durant le Tour de France. Tout ce que je peux dire, c'est que les coureurs sont rassurés. On va probablement monter à 18 coureurs (contre 13) l'an prochain. J'ai déjà beaucoup de demandes et ça va être un vrai travail de préserver ce que l'on a construit et d'adapter le rajout à ce qui existe. On ne veut surtout pas bouleverser ce qui existe. Je veux conserver une équipe à taille humaine".

            DES RECRUES BRETONNES : « Je n'en vois pas actuellement »

            "Il n'y aura pas d'autres Bretons chez nous l'année prochaine. Je n'en vois pas actuellement chez Super Sport et pour intégrer Besson Chaussures - Sojasun, il faut impérativement passer chez Super Sport. Même si un jeune me séduit lors du Tour de Bretagne, malheureusement pour lui, il ne pourra pas être candidat. Nous avons une réserve..."

            SUPER SPORT 35 : « Ce n'est pas l'école des fans... »

            "L'équipe a du mal. Nous allons recentrer la démarche et repartir en 2010 avec la même philosophie qu'en 2004. C'était la meilleure. Nous avons cette fois confondu vitesse et précipitation. Je ne sais pas pourquoi cela ne marche pas. Ce n'est pas de la faute de Yannick (Flochlay) dans la mesure où cela ne marchait pas mieux avec moi l'an dernier. Sans vouloir jeter la pierre, je pense que le niveau en Bretagne n'est pas haut. Il faut donc laisser du temps au temps. Nous allons toucher les dividendes du travail fourni dans quelque temps. Pour 2009, je ne suis pas rêveur. Le rêve, c'est bien, il faut rêver mais il faut avant tout se donner les moyens de ses ambitions.

            C'est peut-être dur ce que je dis mais on n'est pas à l'école des fans. Ce n'est pas parce qu'ils sont chez Super Sport que voilà... Je pense qu'il y a une équipe en Bretagne dont c'est davantage la philosophie de donner une chance aux coureurs bretons. Ce n'est pas mon rôle à moi. Je suis dans le secteur privé. J'ai pris le partie de partir de zéro, je pense que cinq coureurs évoluent aujourd'hui chez les pros grâce à leur approche du haut-niveau avec Super Sport".

             

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