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          • Le 04/03/2014
          • Cali : qué calor !

          • Cali : qué calor !
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            Les Bretons, au fil de leur Histoire, ont connu quelques hauts et surtout beaucoup de bas  dans leurs relations avec les chers voisins British. Il en résulte aujourd’hui encore une sorte d’amour vache qui se manifeste régulièrement autour des terrains de sport. Aussi , les piètres résultats de l’équipe de Grande-Bretagne lors des championnats du Monde sur piste en Colombie n’ont pas manqué d’amuser un tantinet les supporters des tricolores. Plus d’un an après la démonstration de force de Londres, les Britanniques n’ont remporté aucune breloque : du jamais vu depuis 1998 dans un rendez-vous de ce niveau !

            Voilà de quoi satisfaire les supporters tricolores qui s’enorgueillissent aussi des résultats de François Pervis. Un Mayennais, en plus... En Bretagne, les plus intrépides oseront même rappeler qu’à quarante kilomètres près, le nouvel empereur Pervis était Breton ! En décrochant les trois médailles d’or des disciplines du sprint, il a su sauver de la débâcle une équipe de France plutôt pâle. Sans lui, c’était pratiquement du Cali zéro ! Dans un ambiance tricolore qui semble pour le moins délétère, seul le jeune Boudat a su rester zen pour rentrer en France avec, au cou, la plus belle des médailles.

            Pour leur part, Michael d’Almeida, Grégory Baugé et Kévin Sireau remportent le bronze dans la vitesse par équipes. Par contre, ces piliers de l’équipe de France ont bien du mal à masquer leur colère, leur désarroi. D’ailleurs, de l’aveu même de certains membres du staff, quelques échanges pour le moins animés ont fait le bonheur des voisins du stand tricolore : ambiance, ambiance... Finalement, le chêne Pervis serait le superbe arbre qui cache une forêt bien malade ! Depuis les très moyens JO de Londres, cette équipe tente de remonter la pente. Après la fermeture du pôle de Hyères et le départ de Benoît Vêtu vers la Chine ( trois médailles à Cali), après le coup de tonnerre de la démission de Florian Rousseau, l’équipe de France tarde à retrouver sa sérénité. 

            Depuis l’été dernier, le nouvel entraîneur, Justin Grace a la lourde tâche de remplacer la légende Rousseau. Quelques mois plus tard, le Néo-Zélandais, Canadien d’origine, ne fait pas franchement l’unanimité. Et selon Baugé, cette équipe ferait même « du surplace » ! Les méthodes d’entraînement de Justin Grace sont clairement mises en cause  ainsi qu’un manque de rigueur. Il est clair que les éclats de voix de Cali ne vont pas calmer le jeu : le DTN Vincent Jacquet a du travail pour ramener le calme dans la maison bleue à deux ans des JO de Rio.

            Dans le camp français, Pervis fait donc figure de belle exception. Certes, il défend l’entraineur « all black » des bleus mais fait preuve aussi d’une très grande autonomie par rapport à la fédé et à ses structures. Et voilà sans-doute les secrets de sa superbe réussite : indépendance et professionnalisme. Le champion semble regarder le village gaulois et ses querelles de très très haut, sans y prendre part. Certaines de ses déclarations ne trouveront pas leur place dans le grand dictionnaire des citations révolutionnaires : « Il faut progresser sur tous les aspects» ou encore « Je sais que chaque partie fera son maximum ». François, tu vas finir en politique !

            Certains observateurs pensent que Justin Grace ne passera pas la fin de l’hiver, qu’il va payer ses coups de gueule de Cali en prenant la porte du nouveau vélodrome... En même temps, de vous à moi, la FFC peut-elle virer un entraîneur qui rentre de campagne avec quatre médailles d’or et une deuxième place au tableau des médailles ? Mettre sur le dos de Grace tous les problèmes de la piste française serait manquer de classe. Avant même l’arrivée du nouvel entraîneur, la piste française était en crise et Pervis ratait Londres. Aujourd’hui, elle semble toujours malade mais Pervis gagne, sans-doute aussi grâce à Grace. 


            Gurvan Musset

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