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Billets
          • Le 07/12/2012
          • J'en vois qui rigolent !

          • J'en vois qui rigolent !
          • Voilà une étude qui va en troubler certains sur le thème du «On m’aurait menti ?» ou encore du «squatté le bac légumes pour rien»... Des chercheurs européens dirigés par un scientifique néerlandais viennent de rendre d’étonnantes conclusions. Ces spécialistes des médicaments ont mené une étude qui devait déterminer les effets de l’EPO sur le sportif. Et la conclusion est doublement sans appel ! Ceux qui auraient fait usage de l'EPO mettent clairement leurs jours en danger : le sang devient plus épais et cela peut entraîner la constitution de caillots et donc des infarctus et des AVC. Par contre, il n’y a aucune assurance que l’utilisation de ce produit dopant améliore les performances ! Notamment chez les cyclistes de haut niveau... Damned !

            Visiblement, ces chercheurs ne sont pas des rigolos car leurs conclusions sont résumées dans un article publié dans le très sérieux «British Journal of Clinical Pharmacology». C’est vous dire... L'EPO / érythropoïétine dont l’existence est soupçonnée en 1905 par Mme Deflandre (mais sans qu’elle fasse le tour de la question) est naturellement produite par les reins et améliore le transport de l'oxygène dans le corps. En clair, la VO2 max est considérablement améliorée, le muscle reçoit beaucoup plus d’oxygène. Quand elle n’est pas naturelle, cette hormone peut être fabriquée de façon industrielle pour les patients dialysés qui peuvent ainsi lutter contre les anémies. Au début des années 90, l’EPO fait son apparition sur la liste des produits interdits par le CIO. Et bien évidemment, c’est surtout dans le cyclisme que l’on cherche et donc que l’on trouve des dopés.

            Au fil des expériences, il est clairement apparu que l'endurance des cyclistes dont la VO2 max a été testée pendant une durée de 20 minutes n’était pas améliorée ! Voici un extrait de l’article diffusé dans la revue scientifique : "Alors qu'il n'existe aucune preuve convaincante de l'efficacité d'un médicament dans ce contexte, l'inscription de l'EPO sur la liste des médicaments interdits a pu faire croire à tort qu'il existerait un effet bénéfique prouvé sur les performances des cyclistes professionnels". Le seul bémol, même si le toubib néerlandais semble sérieux et compétent, c’est que ce test a été mené sur des cyclistes en bonne santé mais de niveau moyen et qui n’ont jamais connu le très haut niveau. Les expériences ont en outre été engagées sur des périodes assez courtes... Pas de champion connu dans le labo néerlandais, sur la durée d’une course pro.

            Les auteurs sont des scientifiques et donc, vous l’avez compris, des personnages extrêmement logiques : l’EPO ne dope pas donc ils espèrent que le résultat de leur étude convaincra les sportifs de renoncer au dopage. Mais ces joyeux drilles ne sont pas totalement convaincus : ils envisagent de mener de nouvelles études portant plus spécialement sur les cyclistes de haut niveau.

            Ok ! Maintenant vous sortez vos livres et vos cahiers... Test ! Comment dit-on «Vous m’faites rigoler ?» en Texan ? Ou «T’as qu’à prendre ma roue Doc, tu vas voir...» ou encore... «Mais alors si c’est pas dopant, j’étais pas dopé ?». Ce qui est excellent dans le vélo, c’est qu’on en apprend tous les jours... Si nous étions le premier avril ! Et puis tiens, vous me traduirez aussi «Haaaaaa l’enf.... qui m’a vendu du vent !» Mais ça, vous pouvez le traduire en plusieurs langues.

            Gurvan Musset

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