

Owen, où es-tu en ce moment ?
Je suis à Calpe en Espagne pour une dizaine de jours d’entrainement. La température se situe aux environs de 16 à 18°. Un temps idéal pour rouler. Je viens de faire une sortie de 4h30. Ici en ce moment, on ne s’ennuie pas sur les routes. C’est "blindé" de cyclistes qui préparent leur saison.
C’est le stage d’avant saison d’EuroCyclingTrips, ta nouvelle équipe ?
Pas vraiment non. Nous avons loué une maison avec des copains, certains appartiennent au club de la Défense. Nous sommes une bande de potes et nous prenons du plaisir à rouler ensemble. Nous partageons les frais, la location, les victuailles, etc. Actuellement, c’est plus sympa de rouler ici qu’en Bretagne avec la vague de froid qui sévit là-haut. et je roule aussi avec deux coéquipiers d'ECT.
Et quand auras-tu ton premier rassemblement avec tes coéquipiers ?
Ce sera lors de la première course de la saison en Inde entre le 15 et le 24 janvier. Le Team EuroCyclingTrips, même s’il possède le statut d’équipe continentale, ne fonctionne pas comme une « conti » française ou européenne. Elle a été montée, voici quelques années par Simeon Green, coureur britannique, installé dans la région toulousaine mais aussi une partie de l’année en Australie. A côté du management de l’équipe, il organise des séjours touristiques cyclistes en France et en Europe pour des cyclistes et cyclos venant majoritairement de pays anglo-saxons. L’équipe est inscrite sur l’île de Guam, une île paradisiaque en plein océan pacifique. Elle est formée de coureurs pour la plupart britanniques, canadiens, australiens et elle offre la possibilité à des coureurs de Guam de participer à des courses hors de leur île, un peu partout dans le monde. Nous serons deux Français, Stefan Bennett et moi.
Donc, c’est une structure très légère, pas vraiment professionnelle…
C’est sûr, je ne vais pas gagner beaucoup d’argent en 2026 sur le vélo (rire). Cela va sans doute même m’en coûter car aucun coureur n’est rémunéré dans notre équipe. Entre les courses, il me faudra travailler. Mais je prends cela comme une prolongation des expériences que j’ai déjà pu connaître avec le club de la Défense. C’est d’ailleurs sur le Tour du Maroc en 2024, que j’ai fait connaissance avec cette structure. Pendant ces dix jours nous avons bien sympathisé.
L’an dernier, en milieu de saison, je me posais beaucoup de questions sur mon avenir dans le vélo. Il me fallait trouver une autre motivation que le calendrier des courses bretonnes. J’ai contacté l’équipe pour voir s’il était possible d’intégrer le groupe pour la saison 2026 et on m’a répondu par l’affirmative. Je fonce donc dans cette nouvelle aventure. Je repars pour une année, plus motivé que jamais, avant d’entrer dans la vraie vie, comme on dit. Si je ne saisis pas cette opportunité, je pense que je le regretterai toute ma vie.
On ne te verra donc pas sur des courses bretonnes cette année…
Je ne peux pas courir des courses par étapes avec le Team Sportbreizh Axel Armor-lux. Néanmoins je peux prendre le départ de classiques comme Manche Atlantique, la Route Bretonne, à titre individuel. Nous aurons un calendrier de courses intéressant. Après l’Inde en janvier, l’équipe est inscrite à la Vuelta Mendoza en Argentine entre le 12 et le 22 février. En avril, il y a le Tour de Bosnie-Herzegovine. En mai, nous avons une course dans la région de Bakou en Azerbaïdjan. En juin, ce sera le Tour de la Beauce au Québec. Ce sont des courses de classe 2. Il y a même une classe 1. Ce n’est pas le World Tour, mais nous allons quand même faire un peu le tour du monde et, pour avoir déjà participé à ce type d’épreuves, je peux certifier qu’il y a un bon niveau.
Propos recueillis par Albert Le Roux
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